Disney: L’héritière dénonce le salaire « insensé » de l’actuel patron du groupe

POLEMIQUE La petite-nièce de Walt Disney estime que le niveau des rémunérations accordées aux très hauts dirigeants a « un effet destructeur sur la société »

20 Minutes avec agence

— 

Abigail Disney a dénoncé la rémunération du patron du groupe.
Abigail Disney a dénoncé la rémunération du patron du groupe. — Amy Sussman/Variety/REX/Shutterstock/SIPA

Abigail Disney, petite-nièce de Walt et l’une des héritières du groupe, a estimé jeudi 18 avril que la rémunération du directeur général actuel était « insensée ». L’an dernier, Bob Iger a touché 65,6 millions de dollars (environ 58,5 millions d’euros). Soit une augmentation de salaire annuelle de 80 %, précise Fast Company. Pour Abigail Disney, ces hauts niveaux de revenu ont « un effet destructeur sur la société ».

« J’aime bien Bob Iger. Soyons clairs »

Celle qui est aussi la petite-fille de Roy Disney, cofondateur de la société qui porte son nom, a raconté au cours d’une conférence avoir fait des calculs quand Bob Iger a reçu un bonus en 2018.

« Il aurait pu financer de sa poche une augmentation de 15 % pour chacun des employés de Disneyland et malgré tout gagner 10 millions de dollars », a expliqué Abigail Disney, qui milite pour plus de responsabilité sociale au sein des grandes entreprises. Avant de préciser : « J’aime bien Bob Iger. Soyons clairs, je pense que c’est un homme bien ».

« Qu’est-ce qu’il y aurait de mal à partager une partie des profits »

L’activiste membre de l’association Millionnaires Patriotes a complété son intervention dans une série de 22 tweets ce dimanche : « Mais qu’est-ce qu’il y aurait de mal à partager une partie des profits – le fruit du travail des employés – à des gens autres que ceux qui sont au sommet de la pyramide ? », s’interroge Abigail Disney.

L’héritière, qui n’a aucune fonction dans le groupe, écrit aussi que si les hauts dirigeants de l’entreprise renonçaient à la moitié de leur bonus, ils permettraient « un changement MAJEUR des conditions de vie de personnes qui travaillaient jusque-là à plein temps tout en vivant sous le seuil de pauvreté ».