Production de vin record dans le monde en 2018, mais la consommation stagne

ALCOOL En 2018, 292,3 millions d’hectolitres ont été produits par les vignerons, soit le niveau le plus haut depuis 15 ans

20 Minutes avec AFP

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Séance de dégustation de vins (image d'illustration).
Séance de dégustation de vins (image d'illustration). — GEORGES GOBET / AFP

La production mondiale de vin a battu des records en 2018, atteignant l’an dernier 292,3 millions d’hectolitres, son plus haut niveau depuis 15 ans. En face, les consommateurs ont semblé marquer le pas, ce qui devrait faire baisser les prix, a prédit ce jeudi l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).

L’an passé, grâce au retour d’une météo plus clémente en Europe, où se trouvent les trois principaux producteurs mondiaux de vin (Espagne, France, Italie), la planète a produit 292,3 millions d’hectolitres (Mhl) de vin contre 297,8 millions en 2004. « C’est la plus importante hausse en une quinzaine d’années » a déclaré vendredi Pau Roca, le nouveau secrétaire général de l’OIV, lors d’une conférence de presse à Paris.

La Chine et le Royaume-Uni boivent moins

Après la récolte de raisins historiquement basse de 2017, due aux gels printaniers qui avaient dévasté les vignobles européens, les hausses de production sont spectaculaires : Espagne (+36,7 %), France (+34,8 %), Italie (+28,9 %), Allemagne (+30,7 %), voire même +40,4 % de production sur les vins suisses.

Pourtant, l’an passé, la consommation mondiale de vin, qui progressait depuis 2014, a « semblé marquer une pause (…). Un coup d’arrêt dû « principalement à une baisse de la consommation en Chine et au Royaume-Uni », a souligné l’OIV dans son communiqué.

Des prix à la baisse pour l’année à venir

Au Royaume-Uni, les Britanniques, amateurs de vin, n’ont bu que 12,3 Mhl en 2018, soit un recul de 3,1 % par rapport à 2017. En Chine, où la croissance est au ralenti, la consommation 2018 « baisserait de 6,6 % par rapport à 2017, et atteindrait les 18 millions d’hectolitres » estime l’OIV.

Pau Roca a souligné une tendance à « l’universalisation » de la consommation du vin dans le monde, même si cinq pays (Etats-Unis, France, Italie, Allemagne et Chine) boivent à eux seuls plus de la moitié du vin produit dans le monde. Les Etats-Unis sont restés l’an passé le premier pays consommateur avec 33 Mhl, devant la France (26,8 Mhl). Cette baisse de la consommation pourrait entraîner un « ajustement naturel » des prix à la baisse, selon l’OIV.