Affaire Carlos Ghosn : L’ancien PDG de Renault espérait toucher 765.000 euros de retraite par an à vie, Renault dément

CHAPEAU Il a demandé à faire valoir ses droits à la retraite, en quittant son poste de PDG de Renault-Nissan

R.G.-V.

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Carlos Ghosn, le 1er mars 2016.
Carlos Ghosn, le 1er mars 2016. — FABRICE COFFRINI / AFP

EDIT : Renault a indiqué ce mercredi soir que son conseil d’administration s’est réuni pour « statuer sur les conditions financières » du départ de Carlos Ghosn. Son ancien PDG ne remplit pas les conditions nécessaires pour toucher sa retraite-chapeau, a indiqué mercredi le groupe automobile car il n’était pas présent comme mandataire social au moment de faire valoir ses droits à la retraite.

La question du passage à un système de retraite par points ne le tracasse a priori pas trop. France Info a appris que l’ancien PDG de l’alliance Renault- Nissan, Carlos Ghosn, avait fait valoir ses droits à la retraite en même temps qu’il a démissionné de son poste, dans une lettre envoyée le 24 janvier. La retraite de l’ancien magnat de l’automobile s’annonce rondelette : 765.000 euros par an, à vie, d’après Proxinvest. Renault n’a pas le choix. L’entreprise est contractuellement obligée de lui verser cette rémunération, malgré le scandale.

L’entreprise pourrait néanmoins se rattraper sur d’autres points : Renault pourrait refuser de verser à Carlos Ghosn une partie de sa rémunération pour 2018, vu qu’il a été incarcéré à partir du 19 novembre au Japon. Une somme qui peut atteindre 1,2 million d’euros. Ce sera à l’entreprise de décider de lui retirer tout ou partie de cette somme.