Le budget voiture des Français augmente, d’après l’Automobile club association

VROUM Une voiture électrique a pour la première fois été testée dans l’enquête annuelle de l’association

20 Minutes avec AFP

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La Renault Zoe est l'une des principales voitures électriques du marché.
La Renault Zoe est l'une des principales voitures électriques du marché. — SIPA

La hausse des prix des carburants, à la fois hors taxe et avec l’augmentation des taxes, a le plus pesé dans la hausse du budget automobile, selon une étude de l’Automobile club association publiée mercredi. L’association a dévoilé comme chaque année son « budget de l’automobiliste », basé sur l’analyse des coûts de cinq voitures : une Renault Clio essence, une Peugeot 308 diesel, une Dacia Logan diesel, une Toyota Prius hybride (essence-électricité) et une Renault Zoé électrique.

Selon cette « photographie annuelle », le prix du sans-plomb 95 hors taxe a augmenté de 15,4 %, celui du gazole de 22,5 %. Au-delà des cours du pétrole, un marché mondial, l’association a de nouveau dénoncé un « délire fiscal », pointant les taxes qui ont augmenté de 6 % pour l’essence et 12,9 % pour le gazole.

Rouler en électrique coûterait plus cher

Pourtant, « la voiture continue d’assurer l’essentiel des besoins de déplacements de l’essentiel des ménages français, notamment pour le besoin contraint d’aller travailler (sept salariés sur dix) », selon l’association, qui considère l’automobiliste comme « le consommateur le plus taxé », avec 74 milliards d’euros par an.

Dans le détail, les dépenses d’entretien ont augmenté de 3,4 % à 3,8 %, les primes d’assurance de 2,5 %, soit plus que l’inflation (1,8 %). A l’inverse, le péage (+1,36 %) et le garage de la voiture (+1,57 %) restent en dessous, d’après l’ACA.

Pour la première fois une Zoé électrique a été testée. Le kilomètre parcouru en électrique est 26 % plus cher qu’en thermique. Surtout, redoute l’association, « demain, rouler en véhicule électrique nous coûtera beaucoup plus cher » en raison de la baisse des subventions et du report de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques vers l’électrique à mesure que les moteurs thermiques vont disparaître.