Ascoval: Trois nouvelles offres pour la reprise de l'aciérie

INDUSTRIE Ce dossier est devenu un marqueur de la politique industrielle du quinquennat

20 Minutes avec AFP

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Les travailleurs de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve, près de Valenciennes, dans le nord de la France,  le 19 décembre 2018 dans l'usine.
Les travailleurs de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve, près de Valenciennes, dans le nord de la France, le 19 décembre 2018 dans l'usine. — FRANCOIS LO PRESTI / AFP

«Ascoval attire encore » : trois nouvelles offres ont été déposées pour la reprise de l’aciérie de Saint-Saulve (Nord). Un mois après le désistement du groupe franco-belge Altifort, qui a fait l’effet d’une douche froide, les 281 salariés du site sont suspendus à ce nouvel appel d’offres dans ce feuilleton devenu un marqueur de la politique industrielle du quinquennat Macron.

Lundi, trois offres de reprise et deux marques d’intérêt ont été déposées auprès des organes en charge de la procédure, a indiqué un porte-parole de Bercy à l’AFP. « Ces offres sont encore assorties à ce stade de conditions suspensives », a-t-on ajouté. D’après une source proche du dossier, deux offres, déposées par le sidérurgiste britannique British Steel et le spécialiste italien des aciers spéciaux Calvi Networks, sont jugées particulièrement crédibles. Elles prévoient la reprise totale de l’activité et du personnel.

Un signe positif pour les 280 salariés

Une troisième offre, déposée par Secufund Industry, prévoit une reprise partielle des salariés et une modification de l’activité. Les marques d’intérêt ont été formulées via des lettres d’intention par l’industriel Pascal Cochez et par un groupe hollandais qui souhaite disposer de plus de temps pour étudier le dossier.

« Aujourd’hui, il y a des gens très sérieux, c’est un beau signal pour les 280 salariés du site et les familles qui sont derrière, s’est réjouie lundi la secrétaire d’Etat à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, en marge d’un déplacement dans le Pas-de-Calais. Mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! »

D’après une source proche des discussions, le tribunal de grande instance de Strasbourg devrait accorder mercredi un délai supplémentaire de « quelques semaines », peut-être jusqu’à « courant mai », pour se prononcer. « L’Etat, la région des Hauts-de-France et les collectivités locales vont travailler rapidement avec l’administrateur judiciaire pour permettre à ces offres préliminaires de devenir des offres fermes », assure Bercy.