La filiale française de New Look placée en redressement judiciaire

ECONOMIE Le tribunal a accordé six mois à l’entreprise pour lui permettre « d’identifier des solutions de reprise de ses activités afin d’en assurer la pérennité et ainsi de sauvegarder les emplois »

20 Minutes avec AFP

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Un magasin New Look  à Londres. (Illustration)
Un magasin New Look à Londres. (Illustration) — Dinendra Haria / SOPA Ima/SIPA

Le tribunal de commerce de Paris a placé, ce lundi, l’enseigne de vêtements New Look France, qui compte environ 370 salariés, en redressement judiciaire, a annoncé la direction de cette filiale du groupe britannique New Look.

Le tribunal a accordé une période d’observation de six mois pour permettre à l’entreprise « d’identifier des solutions de reprise de ses activités afin d’en assurer la pérennité et ainsi de sauvegarder les emplois », a indiqué la direction dans un communiqué. La « priorité » de la direction est de « continuer à faire fonctionner » ses 30 magasins, a-t-elle assuré.

« Les trois personnes arrivées aux manettes en novembre sont là pour organiser la liquidation et rien d’autre »

Mais du côté des syndicats, on est plutôt pessimistes : « il n’y aura jamais de repreneurs », a estimé Moussa Koita, délégué du personnel SUD. En affirmant qu’elle recherche des repreneurs, « la direction veut se donner le beau rôle » et entend « ne pas affoler le personnel » mais « les trois personnes arrivées aux manettes en novembre sont là pour organiser la liquidation et rien d’autre », a-t-il ajouté.

L’objectif des élus du personnel est de « permettre aux salariés de partir dignement » avec « de bonnes indemnités », a-t-il ajouté. En difficulté, le groupe d’habillement à bon marché avait lancé en septembre dernier un plan de restructuration prévoyant des fermetures de magasins et des suppressions d’emplois en France.

Des magasins fermés en Chine, en Belgique et au Royaume-Uni

Ce projet avait été abandonné avec l’arrivée en novembre de nouveaux dirigeants. Fin février, cette nouvelle direction avait annoncé qu’elle recherchait des repreneurs pour toutes les activités françaises. La semaine dernière, elle avait indiqué qu’elle étudiait « plusieurs marques d’intérêt ».

Le groupe britannique a déjà fermé tous ses magasins en Chine et en Belgique. Au Royaume-Uni, il avait annoncé il y a un an la fermeture de 60 magasins et la suppression de 980 emplois.