Jobs d’été: En Pays-de-la-Loire, comment les parcs de loisirs recrutent leur armée de saisonniers

EMPLOI Les recrutements vont déjà bon train pour préparer la saison estivale. Exemple dans les Pays de la Loire

Julie Urbach

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Des animateurs d'Indian Forest en Vendée
Des animateurs d'Indian Forest en Vendée — Indian Forest
  • Les sites touristiques des Pays de la Loire recherchent des centaines et des centaines de saisonniers.
  • Agents d'accueil, de restauration, artistes... Les postes sont ouverts à tous, ce qui attire de nombreux candidats.

Ils seront à la billetterie, prépareront votre sandwich au snack, s’assureront de la sécurité des visiteurs et les guideront dans les allées. Cette année encore, des milliers de jeunes gens vont travailler tout l’été dans les sites de loisirs, zoos ou parcs aquatiques. Comme pour d’autres grandes entreprises, les recrutements ont déjà commencé dans les Pays de la Loire. Et pour ces structures, qui voient leurs effectifs parfois multipliés par 20, c’est du boulot.

Chez O'Gliss Park et Indian Forest, en Vendée (15 salariés à l’année) pas moins de 300 postes sont à pourvoir. « Les plus gros besoins sont en juillet-août, détaille Grégori Pihet, manager. On recherche du personnel d’accueil et de restauration, des placiers pour les parkings, des opérateurs toboggans, des animateurs accrobranche… » Au Puy du Fou, où une grande partie du recrutement est bouclée, on s’apprête à voir débouler à partir d’avril un total de 2.000 saisonniers (du cascadeur à l’agent d’entretien), choisis parmi les… 15.000 candidatures reçues.

Du personnel du parc du Puy du Fou
Du personnel du parc du Puy du Fou - Puy du fou

Des gens « tournés vers le client »

Car ces jobs d’été et la renommée de ces sites touristiques attirent, notamment chez les étudiants. Et pour postuler, sauf sur des postes très spécifiques, il n’y a en général aucune qualification requise, même si Bafa, permis de conduire, ou maîtrise d’une langue étrangère sont parfois des atouts.

« Le savoir être est toujours plus important que le savoir faire, explique Clémentine Amar, du parc animalier Planète Sauvage, près de Nantes, qui a quasiment achevé le recrutement d’une trentaine de personnes. Venir du commerce ou du tourisme est un plus, mais on cherche surtout des gens souriants, tournés vers le client, quels que soient leur âge ou leur expérience. »

Pour trouver les perles rares, ces structures n’hésitent pas à « mettre en situation » les candidats, lors de séances de recrutement collectives. « Pour intégrer l’un de nos spectacles, il faut passer un casting, indique Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou. Nous proposons plusieurs tests, de danse ou de théâtre, pour repérer les talents ». Mais même pour des postes moins artistiques, les recruteurs préfèrent les cas pratiques aux simples entretiens individuels. « On voit comment les candidats réagissent, quelle place ils prennent dans le groupe, estime Grégori Pihet. On veut s’assurer qu’ils connaissent bien notre univers et qu’ils ont le sens du service. »

Pas de logement sur place

La majorité de ces parcs proposent ensuite une formation rémunérée sur place, de quelques jours à plusieurs semaines. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est très compliqué de décrocher un contrat (en général payé au SMIC) de moins de deux mois. Autre difficulté pour les candidats : trouver (et financer) un hébergement à proximité de ces sites touristiques, qui ne proposent en général pas de logement sur place. Pour autant, les recruteurs l’assurent : le jeu en vaut la chandelle.

« Travailler chez nous peut être un vrai tremplin, estime Nicolas de Villiers. Après une ou deux saisons au Puy du Fou, beaucoup de jeunes repartent en disant avoir trouvé leur voie. »

 

Un forum des jobs saisonniers, samedi à Nantes

Un millier d'offres d'emploi (dans tous les secteurs) seront à saisir ce samedi à Nantes. Le Crij organise son forum des jobs d'été de 10h et 17h, à la Manufacture des tabacs. Entrée libre (il est recommandé de venir avec son CV).