Gironde: Bruno Le Maire demande 20 millions d'euros à Ford pour le site de Blanquefort

SOCIAL Le ministre de l'Economie souhaite que le constructeur automobile garantisse la reconversion de son usine de Blanquefort à l'issue de son départ

M.B. avec AFP

— 

Blanquefort, 20 septembre 2012. - Visite de l'usine Ford spcialisée dans la production de boite de vitesse automatique. Photo : Sebastien Ortola
Blanquefort, 20 septembre 2012. - Visite de l'usine Ford spcialisée dans la production de boite de vitesse automatique. Photo : Sebastien Ortola — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé dimanche avoir demandé 20 millions d'euros au constructeur automobile américain Ford pour « réindustrialiser » le site de l'usine de Blanquefort sur le point de fermer.

« J'ai également demandé à Ford qu'il affecte 20 millions d'euros à la réindustrialisation du territoire. Ils se sont engagés à revenir vers nous en début de semaine », a indiqué le ministre dimanche dans un entretien au quotidien Le Parisien.

La décision sur le plan social devrait être donnée lundi

Samedi, la secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher avait déjà déclaré que le gouvernement français était en mesure de peser sur Ford pour le pousser à investir « plusieurs millions » d'euros pour garantir la reconversion de son usine de Blanquefort. Vendredi à Bordeaux, le président de la République Emmanuel Macron avait assuré que l'Etat allait « forcer » Ford à payer pour la revitalisation du site de l'usine.

L'usine, qui emploie 850 personnes, doit fermer à l'été après le récent refus par le constructeur automobile de la dernière offre du seul repreneur en lice, le strasbourgeois Punch Powerglide. L'administration doit donner d'ici à lundi son avis officiel sur le plan social de Ford.

« Il faut que le plan social soit généreux et solide. Ford doit aussi prendre à sa charge la dépollution », a affirmé Bruno Le Maire. Ford avait annoncé début 2018 son intention de se désengager de cette usine implantée en 1972 aux portes de la capitale girondine.