Air France-KLM: «Il faut trouver une porte de sortie» avec les Pays-Bas, estime Bruno Le Maire

CRISE Les Pays-Bas ont annoncé avoir pris une participation de 14 % du capital d’Air France-KLM, soit une part équivalente à celle de l’Etat français (14,3 %)

20 Minutes avec AFP

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Le 10 décembre 2018 à Paris,Bruno Le Maire. Laurence Geai/SIPA
Le 10 décembre 2018 à Paris,Bruno Le Maire. Laurence Geai/SIPA — SIPA

Après l’entrée surprise des Pays-Bas au capital d’Air France-KLM, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, a appelé, ce jeudi, le gouvernement néerlandais à « trouver une porte de sortie », estimant que cette opération « détruit de la valeur ».

« Trouvons ensemble une porte de sortie qui permette de renforcer » la compagnie aérienne, a affirmé sur Public Sénat le ministre, qui attend des « éclaircissements » de la part de son homologue néerlandais Wopke Hoekstra, qu’il recevra vendredi matin à Bercy.

« Il n’est pas raisonnable de rester dans cette situation »

Bruno Le Maire a qualifié l’opération, qui a permis à l’Etat néerlandais d’acquérir 14 % de la compagnie aérienne, « d’inamicale » et « d’incompréhensible », réitérant ses reproches à La Haye pour ne pas avoir prévenu Paris sur ses intentions.

« Il n’est pas raisonnable de rester dans cette situation qui ne bénéficie à personne, ni à Air France, ni à KLM, ni au groupe dans son ensemble », a ajouté le ministre de l’Economie. Il a toutefois estimé que l’alliance demeurait « solide ».

La Haye a d’abord dévoilé mardi avoir pris une participation de 12,68 % dans Air France-KLM, puis précisé mercredi soir avoir atteint son objectif en montant jusqu’à 14 % du capital, soit une part équivalente à celle de l’Etat français (14,3 %), et s’arrêter là.