Economie sociale et solidaire: Vingt territoires reçoivent le label «French Impact»

LAUREATS Les territoires labellisés bénéficieront d’un « plan d’action et d’accompagnement sur mesure » pour aider au développement d’innovations sociales

20 Minutes avec agences

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Christophe Itier, haut-commissaire en charge de l’Economie sociale et solidaire.
Christophe Itier, haut-commissaire en charge de l’Economie sociale et solidaire. — SIPA

Vingt territoires ont obtenu du gouvernement le label « French Impact » dédié au développement de l’économie sociale et solidaire (ESS). Ils pourront ainsi prétendre plus facilement à des aides à l'« innovation sociale », a annoncé ce lundi le haut-commissaire Christophe Itier.

Les territoires labellisés bénéficieront d’un « plan d’action et d’accompagnement sur mesure », afin que les « innovations locales » puissent devenir des « solutions nationales », a expliqué Christophe Itier.

Des territoires variés

Les territoires - régions, départements ou communautés d’agglomération - ont été choisis parmi 50 candidats au total. Parmi les lauréats figurent les métropoles d’Aix-Marseille, Lyon, Nantes et Strasbourg, le DOM de Mayotte, les régions Bretagne, Normandie et Nouvelle-Aquitaine.

Un ensemble de neuf villes de Seine-Saint-Denis bénéficieront aussi du label ainsi que des petites villes comme Lons-le-Saunier (Jura) ou Figeac (Lot), et le « Territoire olympique 2024 ». D’autres territoires pourraient être labellisés d’ici la fin de l’année.

« Convergences » entre entreprises « classiques » et de l’ESS

Le label leur permet d’avoir un accès prioritaire à un fonds d’amorçage doté de 100 millions d’euros, dédié à la création d’entreprises. Ces territoires seront également aidés par un réseau de médiateurs, baptisés « hackers publics », qui seront chargés de les aider à « lever les freins » d’une réglementation encore parfois « trop tatillonne », a précisé le haut-commissaire à l’ESS.

Enfin, le « French Impact » permettra le développement de « convergences » entre entreprises « classiques » et de l’ESS, en favorisant par exemple les « achats responsables » ou le mécénat. Des organisations patronales, comme le Medef, la CPME, le Meti et le CJD, sont d’ailleurs associées au projet.

Un milliard d’euros pour l’ESS

Le secteur de l’ESS pèse 10 % du PIB en France. Il emploie 2,3 millions de salariés, dans des associations, des mutuelles, des coopératives, des fondations et des entreprises sociales. Ses acteurs sont actifs dans des domaines tels que la lutte contre le chômage ou le décrochage scolaire, la prise en charge des personnes âgées ou handicapées, ou encore la protection de l’environnement.

Le gouvernement entend mobiliser pour l’ESS un milliard d’euros pendant le quinquennat en fonds publics et privés. Il a par ailleurs présenté fin novembre un « pacte de croissance » pour l’ESS.