Assurance-chômage: Muriel Pénicaud «regrette vivement» l'échec de la négociation

EMPLOI Les partenaires sociaux ne sont pas parvenus à trouver un accord ce mercredi concernent le fonds d'indemnisation

20 Minutes avec AFP

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Muriel Pénicaud sur le banc des ministres à l'Assemblée nationale (illustration).
Muriel Pénicaud sur le banc des ministres à l'Assemblée nationale (illustration). — Philippe Lopez/AFP

Le gouvernement prend la main. Dans les négociations concernant l'assurance chômage, les syndicats de patrons et de salariés ne sont pas parvenus à trouver à un accord ce mercredi. C’est désormais le gouvernement qui va reprendre le dossier.

Un échec des négociations que Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, affirme « regretter vivement ». Elle assure que le gouvernement va « prendre ses responsabilités ». « Nous annoncerons dans les jours à venir la méthode et le calendrier pour avancer sur ce sujet », a-t-elle ajouté devant quelques journalistes ce mercredi.

« Une précarité excessive » des demandeurs d’emploi

Les partenaires sociaux « avaient demandé un mois de plus que nous leur avions accordé, mais les problèmes de l’assurance chômage restent entiers », a déploré Muriel Pénicaud, mentionnant le « problème très important » de « la précarité excessive » et la nécessité d’un système « incitatif au retour à l’emploi ». Interrogée sur la demande d’une réunion tripartite syndicats-patronat-gouvernement faite par la CFDT et le Medef, la ministre n’a pas pris position.

Les partenaires sociaux ont buté une nouvelle fois mercredi sur l’instauration d’un « bonus-malus » pour décourager les entreprises de recourir aux contrats courts (moins d’un mois) alors qu’un tiers des CDD ne durent qu’une journée.

Le patronat regrette le manque d’économies des syndicats

Catégoriquement rejeté par le patronat, ce dispositif était exigé par les syndicats, forts des engagements répétés d’Emmanuel Macron en ce sens. Ceux-ci avaient posé comme condition pour cette dernière séance d’avoir une proposition avec une « modulation » des cotisations chômage des entreprises.

De son côté, le patronat a déploré le refus des syndicats de discuter des économies demandées par le gouvernement, au minimum un milliard d’euros par an, par une révision des règles d’indemnisation afin à la fois de réduire l’endettement de l’Unedic et d’inciter « au retour durable à l’emploi ».