Moins de la moitié des œufs achetés issus d'élevage en cage

CONSOMMATION Pour la première fois, la moitié des oeufs vendus dans les hyper et supermarchés étaient issus d'élevages en cage

20 Minutes avec AFP

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Des œufs sur une étagère d'une supermarché
Des œufs sur une étagère d'une supermarché — Georges Gobet/AFP

Les Français boudent-ils les œufs issus de poules élevées en cage ? « Pour la première fois, les œufs issus d’élevages alternatifs représentent plus de la moitié des œufs vendus en hypers et supermarchés, avec 51,8 % de part de marché en volume, contre 49,1 % en 2017 », a annoncé lundi le CNPO (interprofession des œufs). « Les œufs issus des poules élevées au sol progressent à +15,8 % en volume, les œufs bio à +12,4 % et les œufs de plein air à +6,3 %. Quant aux œufs standards, ils enregistrent un recul de -3,4 % en volume sur 1 an », détaille le CNPO.

La filière, qui produit 15 milliards d'oeufs chaque année en France, s’est engagée à ce qu’une poule sur deux soit élevée autrement que dans des cages d'ici à 2022. Compte tenu de la dynamique en vigueur, l’interprofession estime que cet objectif devrait même être atteint avant l’échéance. « Sur la dernière année, on a fait +13 % de poules pondeuses en système alternatif à la cage et il semblerait que la dynamique soit toujours aussi forte sur le terrain », a déclaré Maxime Chaumet, secrétaire général du CNPO.

Une promesse tenue ?

Si aujourd’hui, près de 100 % des œufs coquilles commercialisés en distribution sont issus d’élevages français, Maxime Chaumet reconnaît que la faculté à fournir la demande grandissante dans les prochaines années demeure une inconnue.

« On n’a pas de vision du marché à moyenne échéance. Les distributeurs, globalement, ont annoncé qu’ils allaient arrêter de vendre des œufs issus de poules élevées en cage, mais on ne sait pas vraiment par quoi ils vont remplacer ces œufs et par ailleurs on ne sait pas comment la dynamique va se maintenir sur la transformation des élevages », a-t-il déclaré.