Macron se prononce pour le renouvellement de Jean-Bernard Lévy à la tête d'EDF

ENTREPRISE  L'homme est à la tête d’Electricité de France depuis la fin 2014

20 Minutes avec AFP

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Jean-Bernard Lévy à la tête d'Electricité de France (EDF), dont il est le PDG depuis fin 2014.
Jean-Bernard Lévy à la tête d'Electricité de France (EDF), dont il est le PDG depuis fin 2014. — LUDOVIC MARIN / AFP

Emmanuel Macron s’est prononcé jeudi pour le renouvellement de Jean-Bernard Lévy à la tête d’Electricité de France (EDF), dont il est le PDG depuis fin 2014, a annoncé l’Elysée ce jeudi. La présidence de la République précise dans un communiqué que l’Etat en fera la proposition au conseil d’administration et à la prochaine assemblée générale d’EDF, prévue en mai.

L’Etat est actionnaire à 83,66 % d’EDF, si bien que Jean-Bernard Lévy devrait être reconduit sans problème dans ses fonctions. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat seront saisis de ce projet de nomination afin que les commissions compétentes des deux chambres se prononcent, précise l’Elysée.

« C’est une bonne nouvelle pour l’entreprise »

Ce sera la première fois dans l’histoire récente d’EDF - depuis les mandats de Marcel Boiteux, qui en a été président jusqu’en 1987 - qu’un dirigeant effectuera plus d’un mandat à la tête de l’électricien.

« Sans être d’accord avec tout, c’est une bonne nouvelle pour l’entreprise, ça va donner un peu de stabilité dans un contexte qui est un peu mouvant et agité dans le secteur de l’énergie », a salué William Viry-Allemoz, secrétaire général CFE-CGC Energies.

Un programme chargé pour les années à venir

La feuille de route du dirigeant sera chargée pour ces prochaines années. Après de longs atermoiements, l’Etat a fini par présenter récemment sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) à l’horizon 2028, qui concerne au premier chef EDF.

Conséquence de la volonté de la France de rééquilibrer sa production d’électricité et d’y augmenter la part des renouvelables, l’électricien devra ainsi fermer l’an prochain sa centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin). Devront ensuite suivre ses centrales à charbon d’ici 2022, à moins qu’il ne parvienne à les convertir en intégrant de la biomasse.

EDF devra encore accélérer sa présence dans les énergies renouvelables, alors qu’il est pour l’instant surtout actif à l’étranger dans ce domaine. L’Etat a aussi demandé à la direction d’EDF une réflexion sur de possibles « évolutions du groupe », notamment pour garantir ses revenus dans le nucléaire en 2017.