Alstom : GE n’a pas créé un millier d’emplois net et devra payer une amende de 50 millions d’euros

SANCTION General Electric n’a pas tenu sa promesse de création d’emplois après le rachat d’Alstom et a donc été sanctionné par Bercy

G. N. avec AFP

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General Electric n'a pas tenu sa promesse de création nette d'emplois.
General Electric n'a pas tenu sa promesse de création nette d'emplois. — JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

General Electric (GE) va devoir passer à la caisse. Le groupe américain, qui s’était engagé à créer un millier d’emplois net en France après avoir acquis la branche énergie d'Alstom en 2014, ne l’a pas fait et devra abonder « un fond de réindustrialisation doté de 50 millions d’euros », a annoncé le ministère de l’Economie ce mardi.

General Electric avait renoncé en juin à son engagement de créer un millier d’emplois net en France à la fin de l’année 2018, mais le nouveau PDG Larry Culp avait assuré mi-octobre que son groupe « tiendrait ses engagements ». Dans son communiqué, le ministère de l’Economie évoque la création « de 25 emplois net à fin 2018 ».

Des « intentions de développement à long terme »

Le fonds, qui « sera logé à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) », « sera piloté par un comité présidé par une personnalité spécialiste de l’industrie » et associera des représentants désignés par l’entreprise, les collectivités concernées et les services de l’Etat, précise le communiqué. « Les investissements réalisés en France représentent près d’un milliard d’euros. GE a recruté 3.000 personnes ces trois dernières années », note par ailleurs Bercy selon qui l’entreprise a « marqué ses intentions de développement à long terme en France, notamment […] dans le domaine des énergies renouvelables ».

GE a annoncé fin janvier des résultats en demi-teinte au quatrième trimestre 2018, affectés par les difficultés continues de sa division Energie, qui comprend l’ancien fleuron industriel français. Le groupe est repassé dans le vert, enregistrant un résultat net de 574 millions de dollars mais rapporté par action et hors éléments exceptionnels, référence en Amérique du Nord, le bénéfice est de 17 cents contre 22 cents attendus en moyenne par les analystes.