Uber: L'entreprise de VTC dévoile le revenu de ses chauffeurs

REMUNERATION Selon les chiffres publiés par l’entreprise, un chauffeur Uber utilisant l’application, en moyenne, 45 heures par semaine, gagnerait environ 1.617 euros net par mois…

20 Minutes avec AFP
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Illustration de la compagnie de VTC Uber.
Illustration de la compagnie de VTC Uber. — Seth Wenig/AP/SIPA

Combien gagnent les chauffeurs Uber ? L’entreprise a décidé de jouer la carte de la transparence et a publié, ce dimanche, un document sur les rémunérations des 28.000 conducteurs de l’entreprise en France.

Selon le document mis en ligne par Uber, qui s’est basé « sur des données réelles » tirées de l’application, le chiffre d’affaires médian horaire s’élève à 24,81 euros.

Un revenu net mensuel de 1.617 euros

Ce n’est évidemment pas la somme qui va dans la poche du chauffeur. Son revenu horaire net après versement de la commission due à la plateforme (25 %), frais de service, TVA et cotisations sociales, s’affiche à 9,15 euros. Soit un revenu net mensuel de 1.617 euros, selon Uber. Ce revenu est calculé sur l’hypothèse de 45,3 heures de connexion hebdomadaire à l’application, ce qui est, souligne Uber, le « temps de travail des non-salariés ».

A titre de comparaison, l’entreprise rappelle que le revenu médian des non-salariés dans le transport est de 1.430 euros mensuels et de 1.110 euros pour le « transport public particulier », selon l’Insee. Évidemment, tous les chauffeurs ne se connectent pas 45 heures sur Uber, pouvant utiliser d’autres plateformes. Au travers d’une enquête de Kantar TNS auprès de 1.600 chauffeurs, réalisée en octobre 2018, Uber tente également d’éclairer le profil de ses chauffeurs.

Vers une requalification en masse des chauffeurs Uber ?

Ainsi, au volant par exemple d’une Peugeot 508 – véhicule le plus utilisé sur Uber –, on retrouvera un conducteur âgé en moyenne de 39 ans et qui sera un peu plus d’une fois sur trois (37 %) titulaire d’un bac +2 et plus. Selon l’étude, 89 % d’entre eux choisissent Uber pour l'« indépendance » offerte, 81 % pour être leur « propre patron ».

« Cela marque une forte volonté de transparence, une nouvelle phase de maturité dans la relation aux chauffeurs et une contribution au débat public sur le travail des indépendants », a expliqué Uber dans son étude. Le 10 janvier, la cour d’appel de Paris a estimé qu’un plaignant était lié à Uber par un « contrat de travail », ouvrant la voie à une requalification en masse, une décision qui fait l’objet d’un pourvoi en cassation.