Vannes: En grève, les salariés du fabricant de stylos Bic doivent reprendre le travail

ECONOMIE Les 33 salariés étaient en grève illimitée depuis l'annonce de la fermeture du site...

C.A. avec AFP

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Illustration d'un salarié d'une usine Bic, ici à Montrevain, près de Paris.
Illustration d'un salarié d'une usine Bic, ici à Montrevain, près de Paris. — E. PIERMONT / AFP

Les 33 salariés de l’usine Bic Ecriture 2000 de Vannes devaient reprendre le travail ce vendredi matin. En grève depuis le début du mois après l'annonce de la fermeture du site, ils ont trouvé « un accord de fin de conflit », a fait savoir la direction de l’usine jeudi soir.

Cet accord « prévoit notamment la reprise du travail vendredi à 8h », indique un communiqué de la direction. Le texte validé par les syndicats « prévoit le versement d’une prime de production de 1.000 euros par employé et définit le montant et les modalités de la prime supra légale de l’accord majoritaire », poursuit la direction, qui précise : « Les négociations se poursuivent afin d’aboutir à un accord majoritaire, dans le cadre du calendrier initialement prévu ».

Des bénéfices énormes pour le groupe

Les 33 salariés de Bic Ecriture 2000 de Vannes, qui produisent le célèbre stylo 4 couleurs, étaient en grève depuis le 3 janvier après l’annonce du rachat de Bic Sport, principale entité du site, par l’Estonien Tahe Outdoors, entraînant la suppression de leur atelier.

Le groupe Bic a annoncé le 2 janvier la vente de sa filiale Bic Sport, pionnier de l’industrie de la planche à voile, qui représente 1 % de son chiffre d’affaires, au groupe estonien Tahe Outdoors, l’un des principaux fabricants européens de kayaks, canoës et kitesurf. L’objectif étant de se recentrer sur ses trois métiers de base : la papeterie, les briquets et les rasoirs.

Bic, dont le siège est à Clichy (Hauts-de-Seine), a réalisé deux milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017. Le sujet s’est d’ailleurs invité sur le plateau de l'Emission Politique de France 2 jeudi soir. La députée LFI Clémentine Autain a évoqué le cas de l’usine vannetaise et dénoncé les bénéfices records du groupe.