«Gilets jaunes»: Les mesures d'urgence vont accroître le pouvoir d'achat de 0,8%

PORTE-MONNAIE Mi-décembre, quelque 10 milliards d’euros de mesures sociales et fiscales ont été annoncées par le gouvernement pour mettre un terme à la crise des « gilets jaunes »…

20 Minutes avec AFP

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Des gilets jaunes manifestent à Bordeaux, le 20 janvier 2019.
Des gilets jaunes manifestent à Bordeaux, le 20 janvier 2019. — SIPA

Des mesures bénéfiques pour le porte-monnaie. D’après une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP) publiée ce mercredi, les mesures sociales annoncées mi-décembre pour répondre à la crise des « gilets jaunes » devraient augmenter le pouvoir d’achat de 0,8 % en 2019 en moyenne.

D’après l’IPP, un organisme lié à l’Ecole d’économie de Paris (PSE), l’ensemble des ménages vont bénéficier de ces nouvelles mesures, qui ont « modifié de façon importante les effets redistributifs du budget 2019 ». Mais les effets les plus importants seront « entre le 15e et le 49e centile de niveau de vie », c’est-à-dire pour les classes moyennes qui bénéficieront d’un « gain moyen de 1,2 % » selon l’IPP.

Ras-le-bol fiscal

Quelque 10 milliards d’euros de mesures sociales et fiscales ont été annoncés fin 2018 pour mettre un terme à la crise des « gilets jaunes », dans un contexte de ras-le-bol fiscal et de critiques sur le pouvoir d’achat. Parmi ces mesures figurent l’annulation de la hausse de la fiscalité énergétique prévue en 2019, la revalorisation de 90 euros de la prime d’activité, l’annulation de la hausse de CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros par mois et la défiscalisation des heures supplémentaires.

Selon l’IPP, l’annulation de la hausse de la fiscalité énergétique va augmenter le niveau de vie de l’ensemble des ménages, avec « des effets plus importants » pour les foyers modestes, du fait de la revalorisation du montant du chèque énergie et de l’extension de l’éligibilité à ce dispositif.

Les ménages modestes concernés

L’effet de l’exonération d’impôt sur le revenu des heures supplémentaires se concentre lui « sur les 60 % des ménages les plus aisés », avec une hausse moyenne de 0,2 % du revenu disponible au sein de cette population.

Enfin, la revalorisation de la bonification individuelle de la prime d’activité a des effets concentrés sur les 50 % de ménages les plus modestes. « Néanmoins, cette mesure n’affecte pas les premiers centiles », puisqu’elle est « ciblée sur les individus rémunérés au moins à la moitié d’un SMIC en équivalent temps plein », rappelle l’étude.