Amazon: Un accord avec le français Balyo pour automatiser ses entrepôts

PARTENARIAT Amazon se rapproche de l’entreprise française à un moment alors que 22 personnes meurent chaque année dans des entrepôts…

20 Minutes avec agence

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Un centre logistique Amazon à Robbinsville, aux Etats-Unis.
Un centre logistique Amazon à Robbinsville, aux Etats-Unis. — Julio Cortez/AP/SIPA

Amazon s’est récemment rapproché de Balyo et finalise des accords financiers avec le spécialiste français de la manutention robotisée. L’opération devrait être validée par une assemblée générale extraordinaire à la fin du mois de février, rapporte BFMTV.

Cette démarche montre que le géant de la vente en ligne a l’intention d’investir dans l’automatisation de ses entrepôts.

29 % du capital

Dans un premier temps, Amazon se verra accorder des bons de souscription d’actions de Balyo. Ceux-ci seront exerçables au fur et à mesure de l’achat par Amazon de produits fabriqués par son nouveau partenaire. Le tout pour une valeur totale d’achat pouvant aller jusqu’à 300 millions d’euros et pour une part maximum de 29 % de l’entreprise.

L’accord est « la preuve de la pertinence des investissements réalisés au fil des années pour perfectionner les solutions », estime le fondateur de Balyo, Fabien Bardinet. La société propose en effet des dispositifs qui, ajoutés aux chariots élévateurs classiques, transforment ces derniers en véhicules intelligents. L’organisation de la totalité des mouvements au sein d’une plateforme de stockage et d’expédition peut alors être automatisée et gérée depuis une seule salle.

Limiter les risques d’accidents

L’utilisation des lasers pour cartographier les lieux permet aussi de se passer de travaux de marquage. La technologie de Balyo limite par ailleurs les risques d’accidents en repérant employés et obstacles autour du chariot. Chaque année, 22 personnes trouvent la mort dans des entrepôts.

En automatisant la quasi-totalité des opérations, le système fluidifie et accélère également la chaîne logistique à une période où les besoins du commerce électronique ne cessent d’augmenter. Et la marge de progression de la mise en place de ce type de dispositif est immense puisque seul 1 % des 200 milliards de mouvements de palettes enregistrés annuellement dans le monde sont automatisés.