Ford Blanquefort: L’Etat a réaffirmé «sa volonté et même sa détermination à sauver l’usine» selon Philippe Poutou

ECONOMIE Les syndicats étaient reçus ce mercredi par Bercy…

C.C.

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Le site de l'entreprise Ford à Blanquefort.
Le site de l'entreprise Ford à Blanquefort. — Nicolas Tucat / AFP

La réunion a duré deux heures avec le ministre de l’Economie et ses équipes à Bercy. Une réunion pour faire le point sur la situation de l’entreprise alors que la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) doit donner son avis sur le PSE (plan de sauvetage de l’emploi) de Ford d’ici vendredi soir. L’entreprise américaine souhaite pour l’instant toujours fermer le site et a refusé en décembre une offre de reprise de Punch.

Les syndicats espèrent bien sûr que l’homologation du PSE Ford sera refusée. « S’il n’y a pas homologation, alors Ford devra relancer une procédure partielle de consultation. Cela nous donnerait environ un mois supplémentaire pour renforcer les chances d’une reprise de l’usine », affirme la CGT. Au-delà de cette nouvelle étape très attendue par les salariés, « l’Etat a réaffirmé sa volonté et même sa détermination à sauver l’usine » selon Philippe Poutou.

D’ailleurs, la solution d’une nationalisation temporaire est « toujours d’actualité » à en croire le syndicat. C’est-à-dire que l’Etat rachèterait l’entreprise avant de la revendre dans la foulée. Une opération toujours risquée car si « l’Etat est prêt à faire l’intermédiaire, il n’envisage pas (à ce jour) de se retrouver avec une usine entre les mains. » Les syndicats poussent l’Etat à aller au bout de cette solution. En tout cas, comme le rappelle aussi le communiqué de la CGT, il « n’est pas question de faire des pronostics. Nous ne sommes ni pessimistes, ni optimistes. » Prochaine étape : la décision de la Direccte.