Le déficit commercial de la France se creuse à nouveau, à 5,1 milliards d'euros

DOUANES La balance commerciale a pourtant profité de la baisse des prix du pétrole « tandis que la baisse des volumes acheminés s’accentue »…

20 Minutes avec AFP

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Le porte-conteneurs Antoine de Saint-Exupéry, le 6 septembre 2018 au Havre.
Le porte-conteneurs Antoine de Saint-Exupéry, le 6 septembre 2018 au Havre. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Le déficit commercial de la France s’est à nouveau creusé en novembre, à 5,1 milliards d’euros, après s’être réduit à 4,1 milliards en octobre, ont rapporté les douanes ce mardi. Ce creusement intervient dans un contexte de repli des échanges plus marqué à l’exportation (-1,9 milliard) qu'à l’importation (-0,8 milliard), précise la même source.

Le déficit commercial est du même niveau qu’en septembre et retrouve « son niveau tendanciel » alors que la détérioration des exportations « est liée au repli des livraisons de l’industrie navale suite au montant exceptionnel des ventes » en octobre, détaillent les douanes.

Sanctions contre la Société générale

La balance commerciale a pourtant profité de la baisse des prix du pétrole « tandis que la baisse des volumes acheminés s’accentue ». La balance des paiements, qui inclut les soldes des balances des services et des investissements, s’est également dégradée, avec un déficit atteignant 2,8 milliards d’euros, contre seulement 0,3 milliard en octobre, a rapporté de son côté la Banque de France.

Cette dégradation est en partie liée à un « versement exceptionnel pour la résolution d’un litige de la Société Générale auprès des autorités américaines », précise la banque centrale française. Début septembre, la Société Générale avait indiqué avoir alloué 1,1 milliard d'euros au dossier des sanctions américaines liées à des accusations de violations d’embargos économiques.

L’excédent des services reste stable à deux milliards d’euros tandis que les entrées de capitaux étrangers en investissements directs ont dépassé de 1,7 milliard d’euros les investissements français à l’étranger, ajoute la Banque de France.