Airbnb: Dans 18 villes françaises, les locations sont limitées à 120 jours par an

LOGEMENT Avec cette mesure, qui vise notamment à rassurer le secteur de l’hôtellerie, le loueur ne pourra plus recevoir de réservation lorsque la limite légale de 120 jours sera atteinte…

20 Minutes avec agence

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Airbnb. (Illustration)
Airbnb. (Illustration) — XAVIER VILA/SIPA

Depuis le 1er janvier, Airbnb a mis en place le plafonnement à 120 jours par an des locations saisonnières dans dix-huit villes de France. Dès qu’un bien à louer aura atteint la limite légale, l’annonce sera automatiquement bloquée. Le loueur ne pourra donc plus recevoir de réservation, rapporte Les Échos.

Comme indiqué sur son site, la plateforme appliquera la mesure dans les villes suivantes : Aix‑en‑Provence, Annecy, Bordeaux, Levallois, Lille, Lyon, Martigues, Menton, Neuilly‑sur‑Seine, Nice, Nîmes, Paris, Roquebrune, Saint‑Cannat, Saint‑Paul‑de‑Vence, Sète, Villeneuve-Loubet et Versailles.

La législation se durcit

Les règles s’appliquant aux locations meublées touristiques deviennent ainsi plus contraignantes. Le dispositif, qui entre dans le cadre de la loi Elan promulguée en novembre 2018, instaure des sanctions élevées pour les loueurs et les plateformes qui ne le respecteraient pas.

Airbnb a voulu se mettre à l’abri en instaurant ce blocage automatique. Un accord en ce sens avait été signé, en juin dernier, non seulement par Airbnb, mais également par d’autres plateformes membres de l’Union nationale pour la promotion de la location de vacances (UNPLV), comme Abritel-HomeAway ou Le Bon Coin. Chaque signataire du texte s’engage, en outre, à échanger ses données avec ses concurrents afin d’éviter qu’une annonce bloquée par l’un soit encore proposée par un autre.

Loueurs sous surveillance

Cette limite de la durée de location est notamment destinée à rassurer le secteur de l’hôtellerie, qui pointe du doigt les plateformes, évoquant une concurrence déloyale. D’autres règles avaient auparavant déjà été mises en place afin d’encadrer l’activité de location de meublés touristiques, rappelle Les Echos.

Ainsi, certaines communes obligent les loueurs, qui proposent leur résidence principale à la location saisonnière, à enregistrer leur bien. Elles attribuent alors un numéro d’enregistrement qui devra figurer sur l’annonce en ligne. Les plateformes qui ne le mentionneraient pas encourent une pénalité de 12.500 euros par logement. Cette mesure est notamment destinée à vérifier que les propriétaires s’acquittent bien de la taxe de séjour et ne dépassent pas la durée limite légale de 120 jours de location.