Malgré un mois de décembre noir, les ventes de voitures neuves ont progressé en 2018

AUTOMOBILE Les chiffres dévoilés ce mardi montrent que le déclin du diesel se poursuit...

20 Minutes avec AFP

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Le 9 juillet 2018, à Paris. Des voitures circulent sur une route à cinq voies, quai de la Rapée (à gauche). Le métro de la ligne 5 passe sur le vidauc d'Austerliz, qui enjambe la Seine.
Le 9 juillet 2018, à Paris. Des voitures circulent sur une route à cinq voies, quai de la Rapée (à gauche). Le métro de la ligne 5 passe sur le vidauc d'Austerliz, qui enjambe la Seine. — Clément Follain

Une bonne nouvelle sur le front économique : le marché français des voitures particulières neuves a progressé de près de 3 % en 2018 avec 2.173.481 immatriculations, et ce malgré un très fort recul au mois de décembre, a annoncé mardi le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).

En décembre 2018, les immatriculations de voitures particulières ont chuté de 14,5 % par rapport au même mois en 2017, en raison du mouvement des «gilets jaunes» qui a affecté le commerce, mais également parce que beaucoup de voitures, notamment étrangères, ne sont pas encore arrivées sur le marché français, faute d’homologation.

Les constructeurs français peuvent sourire

PSA et Renault ont en effet augmenté leurs ventes de 8,32 % sur l’année, alors que les constructeurs étrangers ont subi un recul de 3,44 %. Le groupe Renault a ainsi progressé de 2,48 %, tiré par la marque Dacia (+19 %) alors que la marque au losange est, elle, en recul de 2,48 %. PSA engrange 698.985 immatriculations, soit un bond de 13,36 % qui s’explique notamment par l’intégration d’Opel, qui était comptabilisé l’an dernier dans le giron de l’américain General Motors (GM).

Parmi les constructeurs étrangers, si Toyota (+9,93 %), l’alliance Fiat-Chrysler (+12,67 %) et Hyundai (+16,54 %) tirent leur épingle du jeu, les constructeurs allemands Volkswagen (-1,1 %) et BMW (-3,21 %) reculent sur le marché automobile français sur l’année.

La chute du diesel

Le CCFA estime par ailleurs que les véhicules diesel représenteraient moins de 40 % des immatriculations sur l’année, contre encore 47,3 % des véhicules immatriculés en 2017. A son apogée en 2012, le diesel représentait les trois quarts du marché. Cette désaffection ne se reporte toutefois que modérément sur les voitures électriques ou hybrides dont les ventes ont augmenté de 6 % en 2018.