Forte d'un rebond spectaculaire, Wall Street signe sa meilleure séance depuis 2009

BOURSE Cette progression correspond surtout à un rebond technique après une période particulièrement chaotique à Wall Street…

N.Sa avec AFP
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Les traders de la Bourse de New York explosent de joie à la clôture des marchés le 26 décembre 2018.
Les traders de la Bourse de New York explosent de joie à la clôture des marchés le 26 décembre 2018. — Richard Drew/AP/SIPA

Les indices vedette de la Bourse de New York, après s’être emballés en toute fin de séance, ont enregistré mercredi leur meilleure performance depuis 2009, repartant ainsi nettement de l’avant après une chute tout aussi spectaculaire au cours des derniers jours.

L’indice S & P 500, considéré comme le plus représentatif par les investisseurs, était pourtant encore lundi tout près de basculer dans ce qui est symboliquement appelé un « marché déprimé », quand un indice chute de plus de 20 % : il avait perdu 19,8 % depuis son récent pic fin septembre. Il a rebondi mercredi de 4,96 % pour terminer à 2.467,70 points.

« Les choses ne vont pas si mal »

Le Dow Jones Industrial Average, l’indice star de la place new-yorkaise, a lui progressé de 4,98 % ou 1.086,2 points, pour finir à 22.878,36 points. Cette progression correspond surtout à un rebond technique après une période particulièrement chaotique à Wall Street : les indices, après leur pire semaine depuis 2008, s’étaient encore enfoncés lundi et avaient encaissé leur pire performance jamais enregistrée la veille d’un Noël.

Après une telle débandade, le marché « était franchement prêt pour un rebond », relève Matt Miskin de Manulife Asset Management. « C’est fou de voir comment les investisseurs peuvent être aussi pessimistes et le lendemain se dire que les choses ne vont pas si mal », ajoute-t-il. « Fondamentalement, rien n’a changé », abonde Karl Haeling de LBBW.

Les nuages planant sur les marchés financiers ne se sont pas dissipés

Faute d’un accord entre démocrates et républicains sur le financement d'un mur à la frontière mexicaine, les administrations américaines restaient encore partiellement fermées mercredi et aucune solution ne semblait en vue.

Les nuages planant sur les marchés financiers depuis octobre - la guerre commerciale entre Washington et Pékin, la crainte d’un ralentissement économique mondiale, la peur de voir la Banque centrale américaine remonter trop rapidement ses taux d’intérêt -, ne se sont pas non plus dissipés.