Fermeture de l'usine Ford de Blanquefort: Bruno Le Maire n'écarte pas un rachat par l'Etat pour la revendre au repreneur

INDUSTRIE Le ministre de l'Economie a lancé cette piste ce mercredi matin pour sauver l'usine menacée de fermeture...

M.B.

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Une journée usine morte est organisée lundi 23 janvier 2017 chez Ford à Blanquefort
Une journée usine morte est organisée lundi 23 janvier 2017 chez Ford à Blanquefort — M.Bosredon/20Minutes

Le syndicaliste Philippe Poutou attendait un geste de l'Etat. Il pourrait bien arriver. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, a indiqué ce mercredi matin qu’il n’écartait pas l’éventualité d’un rachat de l’usine Ford à Blanquefort, dans l’objectif de la revendre au repreneur.

Le ministre s’est dit ouvert « aux solutions les plus originales » pour sauver ce site. « Pourquoi pas ? Je suis prêt à ce genre de solutions » a-t-il déclaré à BFMTV et RMC.

Un tollé face au refus de Ford d’accepter l’offre de reprise

Ford a indiqué son intention de fermer ce site industriel aux portes de Bordeaux, qui emploie 850 salariés. Un repreneur, le belge Punch, s’est proposé pour reprendre une partie des activités du site industriel, mais Ford, à la stupéfaction générale, a signifié jeudi dernier un refus ferme et définitif à cette proposition.

Cette annonce a provoqué un tollé dans la classe politique. Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental de la Gironde, et Christine Bost, vice-présidente, rappelaient ainsi qu’il y a cinq ans, le groupe avait bénéficié de 25 millions d’euros de subventions publiques. « Bien entendu, nous exigerons de Ford le remboursement des aides perçues », ont-ils réclamé.

Même le président Emmanuel Macron avait dénoncé vendredi depuis Bruxelles ce « geste hostile et inacceptable. »