«Gilets jaunes»: Muriel Pénicaud plaide pour des augmentations de salaire face à l'«urgence sociale absolue»

TRAVAIL Muriel Pénicaud estime que les entreprises doivent « faire quelque chose » dans cette situation d'« urgence sociale »…

20 Minutes avec AFP

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Muriel Pénicaud quittant l'Elysée, le 5 décembre 2018.
Muriel Pénicaud quittant l'Elysée, le 5 décembre 2018. — AFP

Muriel Pénicaud veut répondre à l’urgence « sociale » et « économique » alors que l’acte 4 des manifestations des « gilets jaunes » s’annonce très suivi en France. Primes, augmentations, négociations… La ministre du Travail en a appelé vendredi aux entreprises, soulignant que « tout le monde doit faire sa part ».

La ministre a reçu ce vendredi les organisations syndicales et patronales avec cinq autres membres du gouvernement. Elle a confirmé que le sujet de la prime transport et le versement d’une prime exceptionnelle défiscalisée et exonérée de charges seraient sur la table des discussions. « On ne va pas imposer par la loi une augmentation générale des salaires, ça n’a pas de sens, on détruirait de la compétitivité et de l’emploi », a estimé la ministre vendredi matin sur BFM Business.

Accompagnement par le salaire

« Mais en revanche, ça va être le moment des négociations salariales, la loi Pacte va permettre d’augmenter aussi l’intéressement et la participation, la loi Avenir professionnel permet d’augmenter les salaires des femmes - enfin ! - pour que les femmes gagnent autant que les hommes à poste égal », a-t-elle énuméré. Muriel Pénicaud « en appelle aux entreprises : il faut y aller, tout le monde peut faire quelque chose, donc tout le monde doit faire quelque chose dans cette dynamique ».

Pour la ministre du Travail, « on est d’abord en urgence sociale absolue, donc en urgence économique, cette fois si c’est dans ce sens-là ». « Que les grandes entreprises montrent l’exemple - et il y en a beaucoup qui sont prêtes à le faire, qui le disent. Et il y a des branches qui ont fait l’accompagnement des salaires ces dernières années, d’autres moins. Je sais qu’elles sont prêtes à le faire, il faut le faire », a-t-elle martelé.

Interrogée sur la proposition formulée par le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand d'une prime exceptionnelle défiscalisée et exonérée de charges que les entreprises seraient invitées à verser à leurs salariés, la ministre a répondu : « Ça fait partie des sujets qu’on va discuter avec les partenaires sociaux ».