Smic: Muriel Pénicaud promet que la revalorisation automatique sera «significative»

REMUNERATION Tous les ans, le salaire minimum de croissance (Smic) bénéficie d’une hausse mécanique au 1er janvier... 

20 Minutes avec AFP

— 

Muriel Pénicaud au ministère du Travail le 28 juin 2017.
Muriel Pénicaud au ministère du Travail le 28 juin 2017. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Une augmentation supérieure à celle de l’année dernière. La revalorisation automatique du Smic, qui sera annoncée le 19 décembre prochain, sera « significative », compte tenu de l’inflation, a déclaré la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, continuant d’écarter tout « coup de pouce ».

Tous les ans, le salaire minimum de croissance (Smic) bénéficie d’une hausse mécanique au 1er janvier, calculée selon deux critères :  l’inflation constatée pour les 20 % de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). « Compte tenu des tendances sur l’inflation, ça va être une augmentation qui sera supérieure à celle de l’année dernière », a annoncé la ministre au micro de Franceinfo

Pas de coup de pouce supplémentaire du gouvernement

« Il y aura bien une revalorisation qui sera significative », a-t-elle assuré. Grâce à l’inflation, elle devrait tourner autour de 2 %, selon les calculs de l’AFP. Au 1er janvier dernier, le salaire minimum de croissance avait été revalorisé de 1,24 %, à 9,88 euros bruts l’heure (soit 7,82 euros en net après déduction des cotisations salariales). Le Smic mensuel brut est de 1.498,47 euros (1.184,93 euros net).

Le gouvernement annoncera la revalorisation « le 19 décembre, après consultation des partenaires sociaux le 15, et on aura les chiffres de calcul le 13 », a détaillé Muriel Pénicaud.

Louant le système actuel de revalorisation automatique, elle a qualifié l’idée d’un coup de pouce supplémentaire du gouvernement de « fait du prince ». La ministre a en outre rappelé que les 1,6 million de smicards ont bénéficié d’une augmentation mensuelle grâce aux suppressions des cotisations de l’assurance chômage et maladie. « De novembre 2017 à novembre 2018, c’est 35 euros de plus par mois » mais c’est une hausse qui n’est « pas perçue » à cause de l’inflation, a-t-elle reconnu.