Bretagne: Les sardines de La Belle-Iloise veulent s’inviter dans l’assiette des Japonais

GASTRONOMIE Soutenue par BPI, la conserverie bretonne cherche à percer à l’étranger...

Jérôme Gicquel

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Les sardines sont emboîtées dans l'usine La Belle-Iloise à Quiberon.
Les sardines sont emboîtées dans l'usine La Belle-Iloise à Quiberon. — La Belle-Iloise
  • Avec une dizaine d’autres PME françaises, la conserverie bretonne revient d’un voyage au pays du soleil levant.
  • Bien implantée en France avec 80 magasins, La Belle-Iloise cherche désormais à s’implanter à l’international.
  • Avant de viser le Japon, elle devrait ouvrir à l’horizon 2020 ou 2021 ses premiers points de vente en Europe.

« L’art de vivre à la française » veut se faire une place au pays du soleil levant. Début novembre, une douzaine de PME, plutôt branchées gastronomie et arts de la table, ont fait le voyage au Japon aux côtés de BPI France pour une « mission lifestyle ». Troisième puissance économique mondiale, le pays offre de belles opportunités. Car le «made in France» a la cote auprès des Japonais, qui disposent d’un pouvoir d’achat assez élevé.

Basée à Quiberon (Morbihan), la conserverie La Belle-Iloise était du voyage en Asie. Avec 80 magasins, l’entreprise familiale est bien présente sur le territoire français. Elle cherche désormais à se développer à l’international où elle réalise « moins de 1 % de ses ventes », selon sa PDG Caroline Hilliet Le Branchu. « Notre présence est très anecdotique à l’étranger », assure-t-elle.

La marque a « tout pour plaire » aux Japonais

Par l’intermédiaire d’un importateur, ses conserves de sardine, de thon et de maquereau sont déjà un peu distribuées au Japon, notamment chez Isetan, l’équivalent des Galeries Lafayette en France. « Mais les ventes restent assez marginales », concède la cheffe d’entreprise.

Dans un pays très consommateur de poisson, elle estime que sa boîte a une carte à jouer. « On est sur un produit haut de gamme et sain, avec un beau design et une histoire familiale. Tout ce qui plaît aux Japonais », indique-t-elle.

D’abord l’Europe avant de viser le Japon

De retour de voyage, la PDG ne s’emballe pas pour autant et sait que les portes du marché japonais seront dures à franchir. « On sait que ce sera très long, au moins dix ans. Le temps de trouver les bons interlocuteurs et de comprendre comment cela fonctionne dans ce pays où il y a beaucoup d’intermédiaires. Il nous faudra aussi communiquer sur nos produits car les conserves de poisson n’ont pas une image très qualitative au Japon », analyse Caroline Hilliet Le Branchu.

Avant de partir à l’assaut de Tokyo, La Belle-Iloise va d’abord tâter le terrain un peu plus près de sa Bretagne. A l’horizon 2020 ou 2021, la conserverie envisage d’ouvrir ses premiers points de vente à l’étranger. « Ce sera en Europe. Cela aura valeur de test avant d’envisager la suite », indique la PDG.