Côte d'Azur: Un livre pour essayer de faire des start up un jeu d’enfants

GUIDE L’Azuréenne Guillene Ribière, ingénieure de formation, publie son guide anti-faillite «Les start up expliquées à ma fille»…

Fabien Binacchi

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Guillene Ribière a elle-même créé une start up
Guillene Ribière a elle-même créé une start up — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Ancienne ingénieure de Texas Instruments, accompagnatrice de jeunes entrepreneurs au sein de l’Inria, Guillene Ribière a aussi cofondé une start up florissante.
  • Mais devant le constat que « cinq sociétés sur dix seraient mortes au bout de cinq ans », cette Azuréenne de 49 ans publier Les start up expliquées à ma fille.
  • Un guide amusant et décalé qu’elle a conçu pour les entrepreneurs peut-être un peu trop pressés.

« Une start up, quand ça marche, c’est une aventure formidable, mais il y a trop de gens qui s’y abîment. » Guillene Ribiere sait de quoi elle parle.

Cette ancienne ingénieure de Texas Instruments [dont le site de Villeneuve-Loubet fermait en 2013] passée aussi par la Sillicon valley, fait depuis deux ans de l’accompagnement de jeunes entrepreneurs au sein de l’Inria, l’Institut national de recherche en informatique et en automatique à Sophia Antipolis.

Devant le constat que « cinq sociétés sur dix seraient mortes au bout de cinq ans », cette Azuréenne de 49 ans, cofondatrice de Baylibre, une structure florissante qui a notamment travaillé avec Google, vient de publier Les start-up expliquées à ma fille(128 pages, 14,90 euros, ed. Pearson).

Une discussion entre ses filles

Un mode d’emploi didactique qu’elle a monté comme devraient l’être, selon elle, toutes ces jeunes entreprises innovantes. « En avançant par petits pas qu’on doit valider à chaque fois », dit-elle.

« Tout est parti d’une conversation entre mes filles. La plus grande disait à la petite qu’elle voulait devenir médecin, la seconde qu’elle hésitait entre ouvrir un magasin bio et se lancer dans une start-up. J’ai commencé à écrire comme si je devais lui expliquer comment faire », explique l’auteure.

« Aller voir des clients potentiels, se confronter au marché »

Un premier « prototype » est soumis à plusieurs éditeurs. « Il faut toujours aller voir des clients potentiels, se confronter au marché, pour faire des ajustements, poursuit Guillene Ribiere. L’un d’eux m’a dit que les discussions étaient trop consensuelles puisque je m’adressais à ma fille déjà intéressée par le sujet, qu’il fallait plutôt que j’essaie de convaincre celle qui voulait devenir docteur et qui trouvait qu’on consacrait trop d’argent public à aider ses start up et pas assez pour les hôpitaux. »

« J’ai revu ma copie et Pearson m’a publiée », conclut-elle. Amusant et décalé, son livre s’adresse à tous ceux qui ont des idées mais aussi un peu trop de fougue à canaliser.