Bretagne: Nestlé Purina veut vendre son usine de Quimperlé et supprimer 200 postes

SOCIAL Le groupe est spécialisé dans l’alimentation pour animaux de compagnie...

J.G. avec AFP

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Illustration de l'usine Nestlé Purina de Veauche près de Saint-Etienne.
Illustration de l'usine Nestlé Purina de Veauche près de Saint-Etienne. — P. Desmazes / AFP

A Quimperlé dans le Finistère, l’inquiétude grandit chez les salariés de Nestlé Purina. Le groupe, qui fabrique des aliments pour animaux de compagnie, cherche selon les syndicats à vendre son usine bretonne, qui emploie 123 salariés. « La direction a fini par admettre que pour le site de Quimperlé, ce n’était pas un simple partenaire qui était recherché mais bien une cession totale du site qui est envisagée », a souligné dans un communiqué l’intersyndicale CFTC, CGT et FO de Nestlé Purina France.

La casse sociale pourrait même être plus importante puisque, toujours selon l’intersyndicale, Nestlé Purina envisage de supprimer « dans les mois à venir » des centaines de postes dans l’ensemble de ses usines en France (Marconnelle, Montfort, Aubigny et Veauche).

Le groupe ne confirme pas le projet de cession

La direction « cherche à entamer des négociations qui permettraient via des mesures d’âge et des départs volontaires, de réduire les effectifs et de céder le site de Quimperlé, et ce sans justification économique », ont dénoncé les syndicats, qui n’accepteront de négocier « qu’avec le maintien du site de Quimperlé dans le groupe ».

De son côté, la direction a déclaré qu’elle « poursuivait des discussions avec un partenaire extérieur pour pérenniser l’activité de l’usine de Quimperlé », sans confirmer un projet de cession. Elle a en revanche confirmé « l’étude d’un plan de transformation et de performance industrielle » destiné à « renforcer la compétitivité » en France, alors que son secteur d’activité est « en forte mutation ».

« Du dumping social » selon les syndicats

Le groupe veut « engager une négociation pouvant conduire à 200 départs basés exclusivement sur le volontariat » dans ses « autres sites industriels » français, a ajouté la direction. Elle a proposé aux syndicats de commencer « dès les prochaines semaines » un « processus de concertations et de négociations », qui « se poursuivra jusqu’à la fin du premier semestre 2019 ».

Disant sa « stupeur » et son « écœurement », l’intersyndicale a accusé le groupe d’avoir « décidé d’investir massivement sur les pays à bas coûts (Europe de l’Est) » et de faire « dorénavant du dumping social pour diminuer les effectifs en France », dans ses sites de production et administratifs, alors qu’il y a déjà eu « 1.000 suppressions » de postes « par an depuis 2012 en France ».