Transports: BlaBlaCar va racheter Ouibus, la filiale d’autocars de la SNCF

MOBILITE La plate-forme de covoiturage a également annoncé une levée de fonds de 101 millions d'euros, impliquant la SNCF et des investisseurs existants...

20 Minutes avec AFP

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Ouibus ligne Paris Strasbourg. Le 04 septembre 2015.
Ouibus ligne Paris Strasbourg. Le 04 septembre 2015. — G. Varela / 20 Minutes

Grosse opération pour BlaBlaCar. La plate-forme de covoiturage va racheter Ouibus, filiale de «cars Macron» de la SNCF, ont annoncé les représentants des deux entreprises, ce lundi. L’entreprise a lancé une levée de fonds de 101 millions d’euros à laquelle participera le groupe public.

BlaBlaCar doit devenir propriétaire à 100 % de Ouibus (anciennement iDBUS), pour un montant qui n’a pas été révélé, afin « d’étendre son offre qui va également s’ouvrir à d’autres partenaires et opérateurs de bus locaux en Europe », a indiqué la jeune société.

« Enormément de nos covoitureurs font aussi du bus et vice-versa »

« Enormément de nos covoitureurs font aussi du bus et vice-versa. On se rend compte qu’il y a une complémentarité très, très forte, a indiqué Nicolas Brusson, le cofondateur et directeur général de BlaBlaCar. L’évolution de BlaBlaCar, c’est en fait d’ouvrir à une mobilité partagée beaucoup plus large que le covoiturage et donc une mobilité partagée sur la route qui comprend la voiture et le bus, à une échelle européenne, voire mondiale. »

Concrètement, l’opération vise à intégrer Ouibus dans le réseau international de BlaBlaCar, présent dans 22 pays et fort d’une communauté de 65 millions d’utilisateurs. L’entreprise a également annoncé une levée de fonds de 101 millions d’euros, impliquant la SNCF et des investisseurs existants. « On a envie de croire en cette histoire, c’est pour cela qu’on participe à la levée de fonds », a souligné Rachel Picard, la directrice générale de Voyages SNCF.

« On a un ennemi commun, c’est la voiture individuelle »

Déjà associé à la SNCF via des partenariats, la start-up née en 2004 va pouvoir proposer d’ici à la fin de l’année des trajets en bus et en covoiturage sur la plate-forme de réservations oui.sncf. A partir de l’été 2019, les clients de oui.sncf pourront combiner train et autocar, le covoiturage devant s’ajouter dans un second temps. « Il sera alors possible, pour aller de leur point de départ à leur point d’arrivée, de combiner les modes de transports : train, bus et covoiturage, et cela en quelques clics », a relevé la SNCF dans un communiqué.

«Il y a quelques années, BlaBlaCar pouvait être considéré comme un ennemi de TGV parce que concurrent sur la longue distance. Aujourd’hui, on a un ennemi commun, c’est la voiture individuelle », a précisé Rachel Picard. Ce projet s’inscrit dans la stratégie de la SNCF, qui veut transformer son site oui.sncf et son application en « un véritable assistant personnel de mobilité », en intégrant les solutions de transport d’autres acteurs de la mobilité.