Hausse du carburant: Bruno Le Maire confirme le maintien des augmentations

TRANSPORTS L'augmentation de la fiscalité prévue au 1er janvier 2019 vise à faire converger les taxes sur le diesel et celles sur l’essence, afin de faciliter la transition écologique...

20 Minutes avec AFP

— 

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, lundi 29 octobre 2018.
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, lundi 29 octobre 2018. — SIPA

Pas de changement de cap pour le gouvernement. Malgré la colère des automobilistes, la hausse des taxes sur les carburants est maintenue, a assuré ce lundi Bruno Le Maire. Le ministre de l’Economie juge important de ne « pas revenir en arrière » en matière de « transition écologique ».

Il n’y aura « pas de moratoire », a déclaré Bruno Le Maire sur BFMTV et RMC. Le ministre était interrogé sur l’augmentation de la fiscalité prévue au 1er janvier 2019, qui vise à faire converger les taxes sur le diesel et celles sur l’essence. Cette hausse « ne sera pas suspendue », a-t-il insisté. « On ne suspend pas la transition écologique, la conversion du parc automobile français, qui est nécessaire », a ajouté le ministre, en précisant toutefois « comprendre » la colère des Français.

Déductions d’impôts

« La bonne solution, ce n’est pas de revenir en arrière sur cette transition, c’est de l’accompagner (…) Nous ne devons pas renoncer à notre objectif d’avoir des transports moins polluants », a-t-il poursuivi. Interrogé sur les modalités de cet accompagnement, Bruno Le Maire a évoqué « le crédit impôt transition énergétique » (CITE). Ce dernier permet de déduire de ses impôts une partie des dépenses engagées pour les travaux réalisés dans son logement, mais aussi la « prime à la conversion » automobile.

« Je souhaite qu’elle augmente, cette prime à la conversion. Je souhaite qu’elle puisse toucher le plus grand nombre de véhicules possible, y compris les véhicules qui ne coûtent pas trop cher, et c’est ce qu’on négocie avec les constructeurs », a expliqué Bruno Le Maire.

« Ça doit concerner aussi les véhicules d’occasion, et puis je souhaite que cela puisse concerner les véhicules de très petite cylindrée, y compris à moteur thermique, qui pollue moins que d’autres véhicules, car ça c’est ce qu’il y a de plus accessible pour les Français », a-t-il détaillé. Ces propos interviennent alors qu’un vaste mouvement de grogne se développe depuis plusieurs semaines en France, avec un appel à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre.