Ascoval: Le gouvernement demande à Altifort de faire une offre sans Vallourec

INDUSTRIE Le seul repreneur potentiel de l’aciérie est incité à modifier son projet en écartant Vallourec de celui-ci…

M.L. avec AFP

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Des employés de l'aciérie Ascoval, menacée de fermeture.
Des employés de l'aciérie Ascoval, menacée de fermeture. — AFP

Le gouvernement a demandé au groupe franco-belge Altifort, seul candidat à la reprise de l’aciérie Ascoval à Saint-Saulve, de présenter une offre sans l’aide de Vallourec, indique le journal Les Echos dans son édition de mardi.

Dans son offre de reprise, Altifort impliquait le sidérurgiste français Vallourec, principal client désormais premier actionnaire. Le repreneur souhaitait notamment que Vallourec maintienne pendant un an et demi son niveau actuel de commandes. Or, Vallourec, dont l’Etat est actionnaire à 17 %, a refusé cette demande.

Ne pas « affaiblir Vallourec »

« Ce schéma ne fonctionne plus. Il conduirait à affaiblir Vallourec, qui a perdu 300 millions d’euros au premier semestre et reste sous forte pression concurrentielle au deuxième semestre », a indiqué à nos confrères une source à au ministère de l’Economie et des Finances. Une demande qui va donc dans le sens du propriétaire actuel de l’usine, lequel affirmait que la condition posée par Altifort était « contraire à la préservation [de ses] intérêts ».

Reste à savoir si Vallourec sera dédouané de toute participation financière au projet de reprise. Le maintien des commandes ne représentant en effet que 17 millions sur les 35 millions demandés par Altifort. Le reste étant partagé entre un « passif social » chiffré à six millions et la remise en état des halles et des voies ferrées pour le solde.

Une réunion «décisive» sur le sort de l'aciérie Ascoval est prévue, mercredi à Bercy, selon le député (PCF) du Nord Fabien Roussel, pour qui « les choses bougent dans le bon sens ».