Nouvel élan pour la croissance, qui atteint 0,4 % au troisième trimestre (mais c'est moins que prévu)

PROGRESSION Un chiffre un peu décevant au regard des dernières prévisions de l’Insee, mais aussi de la Banque de France et de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui pariaient sur une croissance de 0,5 %…

20 Minutes avec AFP

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L'Insee optimiste pour la croissance d'ici mi-2017
L'Insee optimiste pour la croissance d'ici mi-2017 — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

La croissance économique a rebondi en France au troisième trimestre, atteignant 0,4 % contre 0,2% aux deux trimestres précédents, en raison notamment d’une hausse de la consommation des ménages, selon une première estimation publiée ce mardi par l'Insee.

Ce chiffre est cependant décevant au regard des dernières prévisions de l’institut statistique, mais aussi de la Banque de France et de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui pariaient sur une croissance de 0,5 %. Selon l'Insee, qui a maintenu ses estimations pour les trimestres précédents, le redémarrage de l’activité au troisième trimestre s’explique principalement par la reprise de la demande intérieure, qui a contribué à la croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour 0,5 point.

Entre 1,6 et 1,7 % de croissance sur l’année

La consommation des ménages, qui avait reculé de 0,1 % au deuxième trimestre, a ainsi rebondi de 0,5 % entre juillet et septembre. Le rebond de l’activité a également été permis par l’investissement des entreprises, qui a de nouveau connu une forte progression (+0,8 % après +0,9 % au deuxième trimestre). Il a enfin été rendu possible par l’amélioration du commerce extérieur, qui avait fortement pénalisé l’activité en début d’année : entre juillet et septembre, les exportations ont ainsi grimpé de 0,7 % (après +0,1 %), tandis que les importations ont ralenti (+0,3 % après +0,7 %).

Les échanges extérieurs, talon d’Achille de l’économie française, ont ainsi contribué « positivement à la croissance » à hauteur de 0,1 point, après l’avoir pénalisée de 0,2 point au deuxième trimestre, souligne l’Insee. Sur l'ensemble de l'année 2018, l'organisme public prévoit une croissance de 1,6%. Cette hypothèse est en ligne avec les prévisions de la Banque de France, mais inférieure à celle du gouvernement, qui table pour sa part sur une hausse du PIB de 1,7%.