Charente: Le cognac veut agrandir son vignoble de 3.500 hectares

AGRICULTURE Les premières bouteilles issues des nouvelles plantations seront disponibles d’ici six à sept ans…

E.P. avec AFP

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Illustration d'un verre de cognac Rémy Martin.
Illustration d'un verre de cognac Rémy Martin. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
  • Forte de ses bonnes perspectives en matière d’exportations, l’appellation Cognac a fait une demande pour étendre son vignoble de 3.500 hectares.
  • Les premières bouteilles issues des nouvelles plantations seront disponibles d’ici six à sept ans.
  • Chaque année, les vignobles de France ont la possibilité de faire une demande d’extension de leur domaine viticole.

Le cognac veut étendre ces terres. Il souhaite l’an prochain agrandir son vignoble de près de 3.500 ha, en plus des quelque 75.000 ha dont l’appellation dispose aujourd’hui.

C’est le Conseil de bassin viticole Charentes-Cognac, organisme qui rassemble des représentants des pouvoirs publics et de la filière, qui a acté jeudi cette demande de 3.474 hectares exactement, pour le Cognac. Chaque année, les vignobles de France disposent d’un potentiel national d’agrandissement d’1 % de leur surface totale, soit environ 8.000 ha sur les plus de 800.000 ha du pays, a expliqué Patrick Raguenaud, président du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC).

« L’an dernier, le cognac a demandé et obtenu 1.500 ha », a-t-il ajouté, soulignant que même en restant « très raisonnable et très prudent », l’appellation disposait de « bonnes perspectives » justifiant ces nouvelles plantations. Entre la plantation, le temps de pousse puis le vieillissement en fût, « il faut compter six à septans pour les premières bouteilles », a noté Patrick Raguenaud.

De bons résultats à l’export

Les ventes de cognac, exporté à 98 %, ont connu pour la campagne 2017-2018 (1er août-31 juillet) une quatrième année consécutive de croissance, avec + 8,2 % en volume et 5,4 % en valeur, toujours tirées par le marché nord-américain, avec l’Asie en zone à plus forte progression.

Un cap record, 200 millions de bouteilles expédiées, a été franchi lors de la campagne (205,9 millions de bouteilles), pour 3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, selon le BNIC.Et, malgré le mildiou et la grêle, « le potentiel de récolte est bon » cette année grâce à « un été exceptionnellement beau, sec et chaud », a noté le Conseil de bassin dans son communiqué.

Le Conseil a également demandé des contingents de 1 ha pour le Pineau des Charentes et de 30 ha pour les Vins IGP (Indication géographique protégée) charentais.