Le nombre d'enfants pauvres est en augmentation dans les pays riches

RAPPORT La pauvreté infantile s’est accrue dans près des deux tiers des pays de l’OCDE en une dizaine d’années, selon un rapport…

20 Minutes avec AFP

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Un enfant marche dans la cour de récréation de son école, à Strasbourg.
Un enfant marche dans la cour de récréation de son école, à Strasbourg. — FREDERICK FLORIN / AFP

Près d’un enfant sur sept, vivant dans un des pays de l'OCDE, est pauvre. Un chiffre en nette progression sur les dix dernières années, dans les deux-tiers de ces pays, selon un rapport de l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE) publié ce mercredi.

En moyenne, le taux de pauvreté infantile s’est établi à 13,4 % dans les pays de l’OCDE (pour la période 2015-2016), contre 11,8 % dans la population générale. Les taux de pauvreté infantile sont particulièrement élevés au Chili, en Espagne, aux États-Unis, en Israël et en Turquie, où plus d’un enfant sur cinq vit en situation de pauvreté monétaire. Soit presque sept fois plus qu’au Danemark ou en Finlande.

En France aussi

Selon la note, qui prend comme année de référence 2007, la pauvreté infantile s’est accrue dans près des deux tiers des pays de l’Organisation en une dizaine d’années. « La Slovaquie a connu la plus forte augmentation depuis 2007, avec 5,4 points de pourcentage. Mais des pays comme la France, la Hongrie, la Grèce, l’Italie, la Lituanie et la Suède ont également vu leur taux de pauvreté relative augmenter de deux points ou plus », est-il souligné.

En 2014, un enfant pauvre sur deux avait un père qui n’était pas employé à temps plein, toute l’année, et huit sur dix une mère dans la même situation. « Si tous les parents de familles pauvres occupaient un emploi rémunéré, le taux de pauvreté des personnes vivant dans des ménages avec enfants passerait de 11 % à moins de 6 % en moyenne », précise l’auteur de cette note, Olivier Thévenon, économiste à l’OCDE. Avant de souligner que, pour favoriser l’emploi, il faut aussi « investir massivement dans des modes de garde pour les enfants ».

Des aides mieux ciblées

Les enfants de familles monoparentales représentent d’ailleurs une part très conséquente des enfants pauvres : 39 % en moyenne en 2014 dans les pays de l’OCDE, en progression de quatre points par rapport à 2007.

Pour réduire la pauvreté infantile, l’institution préconise de « mieux cibler, à argent constant » les allocations familiales et aides au logement, afin de les recentrer vers les familles les plus pauvres, « moins bien couvertes et davantage sujettes au non-recours », ajoute Olivier Thévenon.