L'enseigne Toys'R'Us France est reprise par la société française Jellej jouets

ACCORD La société française Jellej jouets s'est engagé à reprendre 44 magasins et 1.036 salariés...

20 Minutes avec AFP

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Le magasin Toy'R'Us de la Chapelle-Saint-Aubin, le 10 août 2013.
Le magasin Toy'R'Us de la Chapelle-Saint-Aubin, le 10 août 2013. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

C’est officiel, la société française Jellej jouets a été choisie, ce lundi, pour reprendre la filiale française de Toys’R’Us qui cherche un repreneur depuis fin juillet. La société française s’est engagée à reprendre 44 magasins et 1.036 salariés.

L’offre de Jellej jouets prévoit également d’accorder à Toys’R’Us une ligne de crédit de plus de 70 millions d’euros, dont plus de 50 millions seront dédiés au financement des stocks. Toys’R’Us, numéro un de la distribution de jouets en France avec 53 magasins, cherchait un repreneur depuis juillet dernier, après la mise en liquidation en mars des 735 magasins de l’enseigne aux États-Unis.

Le tribunal de commerce d’Evry devait trancher entre trois candidats : un fonds d’investissement spécialisé dans l’immobilier commercial, la FIB (Financière immobilière bordelaise) ; le fondateur et président du groupe Orchestra (Prémaman) Pierre Mestre, soutenu par le fonds américain Pimco ; et la société Jellej jouets, créée spécialement pour l’occasion par le fonds Cyrus Capital, un des créanciers de la maison-mère américaine de Toys’R’Us, associé à l’enseigne nordiste Picwic (25 magasins), dont le président est lié à la famille Mulliez (propriétaire du groupe Auchan) et à l’industriel Tony Lesaffre.

Un marché hexagonal pour contrer Amazon

Le FIB a déjà été choisi, mardi dernier, pour reprendre Ludendo (La Grande Récré, 140 magasins en France). Pour certains, ce choix aurait permis de créer un marché hexagonal du jouet plus concentré, indispensable face à la concurrence d’Amazon, très agressif sur le marché du jouet. Pour Christelle Jordan de la CFDT, syndicat majoritaire au sein de Toys’R’Us, ce qui fait « le plus mal », ce sont les « 135 salariés qui perdent leur emploi aujourd’hui ».

Pour le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), un accord majoritaire a été signé mercredi dernier, après amélioration des conditions, avec notamment la mise en place d’une cellule de reclassement, non prévue au départ, et un budget quasiment « multiplié par cinq » pour la formation, a souligné Christelle Jordan.