Vendée: Des salariés de Michelin manifestent pour défendre l'usine de la Roche-sur-Yon

SOCIAL La direction a mis en pause un projet de développement concernant l'usine vendéenne de Michelin...

20 Minutes avec AFP

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Usine de pneus Michelin, à la Roche-sur-Yon, le 22 avril 2016
Usine de pneus Michelin, à la Roche-sur-Yon, le 22 avril 2016 — JEAN-SEBASTIEN EVRARD AFP
  • Une centaine de salariés de l'usine ont manifesté, ce jeudi à la Roche-sur-Yon
  • Ils dénoncent «l'absence de clarté» sur l'avenir du site, alors que 50 emplois seraient menacés

La CGT du groupe Michelin a appelé jeudi à la grève pour défendre la pérennité de l'usine de la Roche-sur-Yon. Derrière une large banderole réclamant notamment «des investissements industriels en France», un cortège d'une grosse centaine de personnes ont défilé dans les rues de la préfecture de Vendée. Plusieurs dizaines de délégués syndicaux CGT, venus d'autres usines hexagonales du géant du pneumatique, avaient fait le déplacement.

«L'absence de clarté» sur l'avenir du site est au coeur des inquiétudes. Car selon Jean-Paul Chiocchetti, DRH de Michelin France «sur l'année 2018, il va y avoir une cinquantaine d'emplois en moins» à La Roche-sur-Yon, où 730 personnes travaillaient début 2018.

Le «pacte d'avenir» stoppé

En 2016, Michelin avait lancé un «Pacte d'avenir» sur cinq ans pour inscrire l'usine vendéenne qui fabrique des pneus poids lourds dans «un cercle vertueux de progrès». Mais en février dernier, en raison de mauvais indicateurs, le groupe a décidé de faire une pause dans ce «pacte» jusqu'en décembre 2019.

«Nos prévisions de ventes, sur le marché européen comme sur le marché mondial, dans un contexte concurrentiel beaucoup plus intense que ce qu'on avait prévu, n'étaient pas exactement là où on les attendait», a expliqué Benoît Heubert, directeur industriel Europe pour les pneumatiques Poids lourds.

Les salariés «font des efforts»

Malgré «56 millions d'euros d'investis, il y a eu une mise en pause du projet [Pacte d'avenir] ndlr) au mois de février», a regretté Antony Guilloteau, secrétaire du syndicat CGT à la Roche-sur-Yon, qui représente 44,6% des salariés de cette usine. Selon lui, «les salariés sont en train de travailler, de faire des efforts, sans savoir où ils vont».

Selon le décompte réalisé par la direction à 15h, 10% du personnel de production et 8% de l'effectif total ont fait grève à la Roche-sur-Yon.