Entre anciens et nouveaux cheminots, Guillaume Pepy ne veut pas de SNCF à «deux vitesses»

SOCIAL A partir du 1er janvier 2020, les nouvelles recrues seront embauchées dans un cadre contractuel qui doit être négocié dans les prochaines semaines…

20 Minutes avec AFP

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Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, le 12 septembre 2018 à Paris.
Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, le 12 septembre 2018 à Paris. — SIPA

Les discussions promettent d’être vives alors que s’ouvrent les négociations sur le futur statut des cheminots. Ce jeudi, le patron de la SNCF Guillaume Pepy a prévenu dans le journal Les Echos qu’il ne peut pas y avoir de SNCF « à deux vitesses ».

« Il ne peut pas y avoir de SNCF à deux vitesses, avec les statutaires, d’un côté, et les nouveaux salariés, de l’autre », a-t-il déclaré dans une interview dans le quotidien ce jeudi. « Le nouveau pacte social concernera donc tous les cheminots. Il sera différent d’aujourd’hui, mais pas moins attractif », a-t-il expliqué.

Des garanties préservées

« Pour cela nous allons payer plus cher les jeunes qui commencent leur carrière, et des dispositions du statut vont bouger », ajoute-t-il. « L’automaticité de la progression professionnelle ne disparaîtra pas, mais elle devra être négociée avec les partenaires sociaux, afin que les salariés d’aujourd’hui comme ceux de demain soient traités avec équité », a-t-il précisé également.

Toutefois, « les garanties fondamentales du statut sur l’emploi, le droit syndical ou encore le régime de retraite seront préservées », indique-t-il. Le gouvernement veut éteindre progressivement le statut des cheminots. A partir du 1er janvier 2020, les nouvelles recrues seront embauchées dans un cadre contractuel qui reste à négocier.

Ceux qui sont au statut -ils sont actuellement 131.000- le resteront, mais la direction veut plus de souplesse dans certains domaines.