Air France: Le directeur général Franck Terner démissionne, le nouveau patron du groupe prend l'intérim

AUX COMMANDES Les syndicats ont pris acte de cette annonce mais entendent juger sur ses actes leur nouveau patron qu'ils rencontreront lundi...

20 Minutes avec AFP

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Air France a annoncé le départ de son directeur général Franck Terner, qui sera remplacé par le nouveau patron d'Air France-KLM, Benjamin Smith, jusqu'au 31 décembre 2018.
Air France a annoncé le départ de son directeur général Franck Terner, qui sera remplacé par le nouveau patron d'Air France-KLM, Benjamin Smith, jusqu'au 31 décembre 2018. — AFP

Les syndicats d'Air France réclamaient son départ, le tenant pour responsable de l'échec du dialogue social au sein de la compagnie tricolore lors du conflit du printemps autour de leurs revendications salariales. C'est aujourd'hui chose faite. Le groupe a annoncé ce mercredi le départ de Franck Terner.

Le directeur général d'Air France sera remplacé par le nouveau patron d'Air France-KLM, Benjamin Smith, jusqu'au 31 décembre, «au plus tard», à l'issue d'un conseil d'administration jeudi. «Benjamin Smith aura comme missions prioritaires de définir la vision stratégique à court et moyen terme d'Air France, d'apporter une solution aux enjeux salariaux, et de proposer l'organisation de la future direction générale de la compagnie», a déclaré Anne-Marie Couderc, la présidente des conseils d'Air France-KLM et d'Air France, dans un communiqué.

Trente-six années au service du groupe

Les syndicats ont pris acte de cette annonce mais entendent juger sur ses actes leur nouveau patron qu'ils rencontreront lundi. «On espère que ça va faire avancer les choses», a déclaré Yannick Floc'h, membre du SNPL Air France, premier syndicat de pilotes au sein de la compagnie.Anne-Marie Couderc a, elle, rendu hommage à Franck Terner, qu'elle a qualifié de «grand professionnel reconnu du transport aérien, pendant trente-six années au service du groupe.» 

Pour rappel, le conflit chez Air France, marqué par 15 journées de grève de février à juin dont le coût a été évalué à 335 millions d'euros, a conduit à la démission en mai de l'ex-PDG Jean-Marc Janaillac.