Aéroports de Paris: La privatisation du groupe ADP va coûter cher à l'Etat

GROS SOUS Jusqu’à 1 milliard d’euros et peut-être plus encore…

Rachel Garrat-Valcarcel
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L'aéroport de Roissy est géré par ADP.
L'aéroport de Roissy est géré par ADP. — JOEL SAGET / AFP

La privatisation du groupe ADP (Aéroports de Paris) va aussi coûter de l’argent à l’Etat. Et pas qu’un peu : peut-être 1 milliard d’euros. C’est en tout cas ce que croit savoir Les Echos. Pourquoi ? Parce que la privatisation d’ADP n’en est pas tout à fait une. C’est une « quasi-concession » de soixante-dix ans, comme l’explique le quotidien économique. L’Etat va céder ses parts de l’entreprise qui gère notamment Roissy-Charles-De-Gaulle et Orly (un peu plus de 50 %) mais en 2088, l’entièreté des actifs reviendra à l’Etat.

Seulement, c’est un problème pour les actuels actionnaires d’ADP. Car, théoriquement, une action est un titre de propriété sans limite de temps. Et là, cet infini est donc réduit à moins d’un siècle. L’Etat va donc devoir indemniser, et ADP et les actionnaires privés.

Risque de contencieux

L’estimation du coût de la fin de l’infini des choses étant, on le comprendra, complexe, un comité des sages a été formé pour tenter de définir un niveau acceptable. Il est constitué du premier président de la Cour des comptes, du président de l’Autorité des marchés financiers et du président du Conseil supérieur de l’ordre des expertes-comptables.

D’où une première fourchette située entre 500 millions et 1 milliard d’euros. Mais d’après Les Echos, d’autres estimations vont beaucoup plus haut. L’enjeu est d’importance : éviter les contentieux de la part d’actionnaires privés devant la justice. Histoire d’éviter d’autres frais.