Bordeaux: «Les salariés de Ford à Blanquefort doivent être fixés d'ici à fin octobre», assure Bruno Le Maire

SOCIAL Le ministre de l’Economie est en déplacement à Bordeaux ce vendredi, et a fait le point avec les syndicats sur l’avenir du site Ford de Blanquefort…

M.B. avec AFP

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Manifestation devant l'usine de Blanquefort le 23 janvier 2017
Manifestation devant l'usine de Blanquefort le 23 janvier 2017 — M.Bosredon/20Minutes
  • Un repreneur, le groupe belge Punch Metals International (PMI), s’est porté candidat.
  • Le plan de charge proposé à ce jour est toutefois jugé insuffisant et doit être amélioré.
  • Pour Philippe Poutou, « il faut que Ford lâche de l’argent et de l’activité ».

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a affirmé vendredi à Bordeaux que les salariés du site Ford à Blanquefort (Gironde) « soient fixés sur leur sort » d’ici fin octobre, à l’issue d’une rencontre avec les représentants des syndicats de FAI (Ford Aquitaine Industries), du président de Bordeaux Métropole Alain Juppé et des élus locaux.

« J’ai bon espoir que cela puisse aboutir », a poursuivi le ministre en ajoutant que le groupe industriel belge Punch Metals International (PMI), qui s'est porté candidat pour la reprise, est « un repreneur crédible ».

Il a donc invité Ford « à prendre ses responsabilités », appelant le constructeur à « participer à cette période de transition et à favoriser l’arrivée dans les meilleures conditions possibles d’un repreneur » du site FAI qui compte 847 salariés.

« Il y aura forcément des mesures qui toucheront le personnel »

« Aujourd’hui, le plan de charge n’est pas suffisant. Il doit être amélioré par Punch avec l’aide de Ford », a tempéré le ministre qui veut « avoir des assurances sur les volumes que Ford va laisser en 2019, 2020 et 2021 ». Par ailleurs, « il y aura forcément des mesures qui toucheront le personnel mais Ford doit payer » même si « l’Etat et les collectivités sont prêts à contribuer », a-t-il ajouté.

Pour Philippe Poutou, délégué CGT de l’usine, « il faut que Ford lâche de l’argent et de l’activité, mais on n’en est pas encore là, et que Punch ait un plan de charge clair et au point, et on n’en est pas encore là ».

Fin février, Ford a annoncé qu’il cessait tout investissement dans cette usine implantée dans la banlieue bordelaise depuis 1972.