Le déficit public 2016 et 2017 revu à la hausse par l'Insee à cause de la SNCF et d'Areva

CALCUL Le déficit public français a atteint 3,5 % et non 3,4 % du PIB en 2016 et 2,7 % du PIB en 2017 au lieu des 2,6 % jusque-là annoncés…

20 Minutes avec AFP

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Le siège de la SNCF à Paris (image d'illustration).
Le siège de la SNCF à Paris (image d'illustration). — JOEL SAGET / AFP

Le déficit public a été revu à la hausse de 0,1 point pour 2016 et 2017 en raison du classement de SNCF Réseau comme administration publique et d’une nouvelle prise en compte de la recapitalisation d’Orano (ex-Areva) par l’Etat, selon l’Insee.

En vertu de ces nouvelles approches comptables, le déficit public français a atteint 3,5 % et non 3,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2016 et 2,7 % du PIB en 2017 au lieu des 2,6 % jusque-là annoncés, a précisé ce jeudi l’organisme public dans un communiqué.

Déficit d’exploitation

Le classement de SNCF Réseau comme administration publique (APU) est lié selon l’Insee au fait que la part des coûts de production de l’entreprise couverte par les recettes marchandes est passée en 2016 sous le seuil des 50 %. Le déficit d’exploitation de l’entreprise, intégré à celui de l’Etat français, a ainsi majoré le déficit public notifié de 3,2 milliards d’euros en 2016 et de 2,2 milliards d’euros en 2017.

Ce nouveau traitement comptable a également conduit l’Insee à revoir à la hausse la dette publique française, pour y intégrer celle de la SNCF, soit 37 milliards d’euros fin 2016 et 39,5 milliards d’euros fin 2017. « Ces montants sont inférieurs à la dette brute de SNCF Réseau, dans la mesure où une fraction de la dette de l’entreprise, d’environ 10 milliards d’euros, était déjà inscrite au passif de l’Etat », rappelle l’institut statistique.

4,8 milliards d’euros pour la restructuration d’Areva

D’après l’Insee, la dette publique française a ainsi atteint 2.188 milliards d’euros fin 2016 (soit 98,2 % du PIB) et 2.257 milliards d’euros fin 2017 (soit 98,5 % du PIB).

Concernant Orano, la recapitalisation du groupe nucléaire par l’Etat, décidée sous François Hollande, a majoré le déficit notifié de 2,5 milliards d’euros en 2017, selon l’organisme public. Au total, l’Etat a injecté 4,8 milliards d’euros en 2017 dans la restructuration d’Areva. Mais une partie de cette somme n’avait jusque-là pas été intégrée au déficit par l’Insee, qui avait préféré la considérer comme une prise de participation.