Le ministre de l'Economie souhaite épargner les publics les plus fragiles, visés par des frais bancaires importants.
Le ministre de l'Economie souhaite épargner les publics les plus fragiles, visés par des frais bancaires importants. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

PROPOSITIONS

Le gouvernement demande aux banques de s'engager vers une baisse des frais bancaires

Le ministre de l’Economie et des Finances doit rencontrer trois responsables de banques françaises ce lundi pour leur soumettre des propositions…

Une aide envers les publics fragiles. Bruno Le Maire a annoncé ce lundi le lancement d’un dialogue avec les banques pour diminuer les frais bancaires pour les plus modestes.

Le ministre de l’Economie et des Finances proposera trois mesures aux banques lors d’une rencontre lundi soir réunissant François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, Laurent Mignon, président de la Fédération bancaire française (FBF) et les membres du comité exécutif de la FBF, a-t-il expliqué. Ces mesures doivent prendre la forme d’engagements volontaires à ce stade, a précisé une source à Bercy.

Les plus modestes sont aussi les « plus exposés »

« Je souhaite que nous parvenions à un plafonnement des frais bancaires à 200 euros par an maximum pour les personnes les plus fragiles, celles qui bénéficient de ce qu’on appelle l’offre spécifique », a déclaré le ministre.

Créée en 2014, cette offre doit être proposée par toutes les banques aux personnes en situation de fragilité financière. Elle prévoit un ensemble de services bancaires de base (tenue de compte bancaire, carte de paiement et de retrait, possibilité d’effectuer des virements et des prélèvements) au coût modéré de trois euros maximum par mois. « Aujourd’hui, ceux qui sont les plus modestes sont ceux qui sont le plus exposés à ces frais bancaires. (…) Certains, qui ont peu de revenus, pas de salaire, peuvent payer jusqu’à 400, 500, 600 euros par an de frais bancaires. C’est inacceptable », a estimé le ministre.

Système d’alerte plus efficace

Deuxième mesure, « je souhaite 30 % d’augmentation de cette offre spécifique pour les personnes les plus fragiles », a ajouté le ministre, expliquant que « l’offre spécifique aujourd’hui, c’est 375.000 personnes, ce n’est pas assez ».

« En troisième lieu, je souhaite aussi qu’on élargisse notre réflexion à tous les Français, tous ceux qui payent aujourd’hui des frais bancaires qui sont trop importants, et qu’on ait notamment un système d’alerte et de prévention qui soit beaucoup plus efficace que celui dont nous disposons aujourd’hui », a-t-il dit. Ces mesures figureront dans la loi sur la croissance et la transformation des entreprises (loi Pacte), qui sera présentée dans quelques jours, a annoncé le ministre.

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