Prélèvement à la source: Macron veut «des réponses précises» avant de lancer la réforme le 1er janvier

FISCALITE Lancée sous le quinquennat précédent, la réforme, qui va concerner près de 38 millions de foyers fiscaux, a déjà été retardée d’un an par l’exécutif…

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron à la conférence des ambassadeurs à l'Elysée.
Emmanuel Macron à la conférence des ambassadeurs à l'Elysée. — Philippe Wojazer/AP/SIPA

Le prélèvement à la source entrera-t-il en vigueur en janvier 2019 ?  Emmanuel Macron a déclaré ce jeudi attendre « des réponses précises » avant de décider si la réforme entrera en vigueur au 1er janvier comme prévu. « J’ai plutôt l’intention de conduire cette réforme à son terme mais j’ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale », a dit le président au cours d’une conférence de presse à Helsinki.

« J’ai besoin d’une série de réponses très précises et d’être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place si on le met en place », a-t-il ajouté. Lancée sous le quinquennat précédent, la réforme, qui va concerner près de 38 millions de foyers fiscaux, a déjà été retardée d’un an par l’exécutif.

« C’est une réforme complexe, qui demande beaucoup de travail »

« Il est normal que nous nous assurions que les détails soient bien clairs », a-t-il insisté au côté du Premier ministre finlandais Juha Sipila, qui a vanté le prélèvement à la source, appliqué dans son pays depuis des décennies.

En charge du dossier, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a assuré lundi qu’elle serait bien mise en œuvre dès la fin janvier 2019. «C'est une réforme complexe, qui demande beaucoup de travail (…) On aura des réunions tout le mois de septembre », a-t-il précisé. La veille, le Premier ministre Edouard Philippe avait promis de faire « le point » sur ce dossier d’ici quelques semaines.

De nombreuses inquiétudes

La mise en œuvre du dispositif suscite la préoccupation de chefs d'entreprise et de syndicats, qui s’inquiètent de possibles failles ou angles morts.

Elle est aussi critiquée par des responsables de l’opposition, comme Laurent Wauquiez (LR), qui a demandé mercredi à l’exécutif d’y renoncer, jugeant qu’il était « encore temps » d’arrêter une réforme « qui va dans le mur ».