Air France: «Constat amer», «excuse hypocrite»... L'intersyndicale annonce «un fort durcissement du conflit»

GREVES L’intersyndicale doit annoncer « sous peu » les différentes actions bientôt mises en place pour réclamer un rattrapage général des salaires…

20 Minutes avec AFP

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La rentrée promet d'être tendue entre les syndicats et la direction d'Air France.
La rentrée promet d'être tendue entre les syndicats et la direction d'Air France. — IBO/SIPA

La rentrée s’annonce électrique à Air France. L’intersyndicale de la compagnie aérienne a annoncé « un fort durcissement du conflit » face à « l’attitude totalement irresponsable des dirigeants » de la compagnie. Malgré l’arrêt des grèves, les discussions n’ont toujours pas repris avec la direction.

L’intersyndicale « rendra publiques sous peu les actions qu’elle proposera à l’ensemble du corps social de la compagnie Air France pour rattraper et mettre fin définitivement au blocage des salaires », poursuit le texte coécrit par neuf organisations (CGT, FO, SUD, SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF, SNPL et Alter).

« Immobilisme salarial »

« L’annonce faite le 16 août dernier de l’arrivée de M. Benjamin Smith au poste de directeur général d’Air France-KLM n’a absolument pas réglé la question du rattrapage de nos salaires bloqués de 2012 à 2017 », écrivent les syndicats, disant faire « le constat amer qu’ils sont les seuls à qui l’on oppose l’absence du nouveau DG de la holding Air France-KLM (alors qu’il est déjà nommé) comme excuse hypocrite à l’immobilisme salarial ».

Les syndicats réclament un rattrapage général de 5,1 % des salaires, correspondant à l’inflation 2012-2017. Fin juillet, l’intersyndicale avait annoncé qu’avec ou sans PDG pour succéder à Jean-Marc Janaillac, qui avait démissionné en mai, le conflit pour les salaires reprendrait en septembre. Benjamin Smith doit prendre ses fonctions au plus tard le 30 septembre.

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