Air France va cesser ses vols vers Téhéran à partir du 18 septembre

AERIEN La compagnie aérienne française arrête d’affréter des avions pour l’Iran car cette liaison ne serait plus assez rentable au vu des sanctions américaines contre le pays…

20 Minutes avec AFP

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Un avion Air France traverse un pont à l'aéroport Charles-de-Gaulle (image d'illustration).
Un avion Air France traverse un pont à l'aéroport Charles-de-Gaulle (image d'illustration). — Christophe Ena/AP/SIPA

Nouvelle conséquence des sanctions américaines pour l’Iran. Air France et British Airways ont annoncé ce jeudi l’arrêt prochain de leurs vols vers Téhéran, estimant que ces liaisons ne sont plus assez rentables.

Air France a décidé de cesser ses liaisons avec Téhéran à partir du 18 septembre en raison de leur faible rentabilité commerciale. La compagnie, qui avait transféré vers sa compagnie à coûts réduits Joon, ses liaisons avec Téhéran, est passée de trois fréquences hebdomadaires à une depuis le 4 août. Des vols définitivement stoppés dès le 18 septembre.

Billets remboursés ou avancés

Air France avait repris ses liaisons vers Téhéran en avril 2016 après les avoir suspendues en 2008 à la suite de sanctions internationales contre l’Iran. Concernant la compagnie British Airways, le dernier vol vers Téhéran aura lieu le 22 septembre.

En dehors de British Airways et Air France, d’autres compagnies européennes desservent encore l’Iran comme Lufthansa ou encore Alitalia. Les compagnies aériennes proposent à leurs clients ayant déjà des réservations vers Téhéran des vols avec des compagnies partenaires, un remboursement, un bon d’achat ou encore la possibilité d’avancer le voyage.

Des sanctions américaines sévères pour l’économie

Le président américain Donald Trump a annoncé le 8 mai dernier le retrait des États-Unis de l’accord signé en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances internationales sur sa puissance nucléaire.

Le retrait américain a débouché sur le rétablissement unilatéral de sévères sanctions contre Téhéran. Des mesures qui compromettent les activités des multinationales européennes dans le pays. Les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, de l’industrie pétrolière, de l’industrie ferroviaire et navale, du tourisme, pharmaceutique et bancaire sont particulièrement exposés.