VIDEO. Pont effondré à Gênes: Atlantia, le gestionnaire de l'autoroute, perd plus de 25 % à la Bourse

CATASTROPHE Le gouvernement a annoncé qu'il entendait révoquer la concession d'Autostrada per l'Italia, filiale d'Atlantia, sur le tronçon où se trouve le pont effondré...

20 Minutes avec AFP

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Le Pont Morandi, à Gênes, s'est effondré mardi 14 août.
Le Pont Morandi, à Gênes, s'est effondré mardi 14 août. — Handout / ITALIAN POLICE / AFP

Le titre du groupe italien Atlantia, gestionnaire de l’autoroute dont un viaduc s'est effondré mardi à Gênes et désigné responsable par le gouvernement, perdait plus de 25 % jeudi matin à la Bourse de Milan, après avoir été suspendu près d’une heure. Peu après 10H25, le titre était en baisse de 25,21 % à 17,605 euros, dans un marché en baisse de 1,72 %.

Mercredi, le gouvernement a annoncé qu’il entendait révoquer la concession d’Autostrada per l’Italia, filiale d’Atlantia, sur le tronçon où se trouve le pont effondré. Plusieurs poids lourds du gouvernement ont aussi réclamé une remise à plat de toutes les concessions.

« Nous laissons les responsables des enquêtes pénales faire leur devoir, mais nous ne pouvons pas attendre la justice pénale », a fait valoir le chef du gouvernement, Giuseppe Conte. « Nous avons l’obligation de faire voyager tous les citoyens en sécurité, donc nous avançons et nous révoquerons la concession parce qu’il n’y a pas de doute (…) qu’Autostrade avait le devoir et l’obligation, l’engagement, d’assurer l’entretien de ce viaduc et la sécurité de tous ceux qui voyageaient dessus », a-t-il martelé.

Des milliards d’euros d’indemnités ?

Atlantia a aussi fait valoir jeudi matin dans un communiqué que cette annonce avait été « effectuée en l’absence de toute contestation spécifique » et « de toute certitude sur les causes effectives » du drame. Mercredi soir, Autostrade per l’Italia s’était déclarée « confiante de pouvoir démontrer avoir toujours respecté correctement ses obligations de concessionnaire, dans le cadre des échanges prévus dans les règles contractuelles qui se dérouleront dans les prochains mois ». « Cette confiance s’appuie sur les activités de surveillance et d’entretien menées selon les meilleurs critères internationaux », a ajouté l’entreprise, en expliquant qu’il n’était « pas possible pour l’instant de formuler d’hypothèses sur les causes de l’effondrement ». La société a aussi assuré travailler « d’arrache-pied » à la reconstruction du pont, qui devrait « être achevé dans les cinq mois » une fois le site accessible après la fin des recherches et des relevés d’enquête.

Selon plusieurs médias italiens citant des sources financières, l’Etat pourrait devoir verser à Autostrade per l’Italia des milliards d’euros de compensation pour la révocation de la concession.

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