Recrutement: Une intelligence artificielle utilisée pour étudier les CV de candidats

EMPLOI Son rôle est de passer au crible les CV des candidats pour ne retenir que les profils les plus adéquats pour le poste recherché…

L.Br.

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Un homme étudie des CV affichés sur un mur (image d'illustration).
Un homme étudie des CV affichés sur un mur (image d'illustration). — FLORIAN DAVID / AFP

C’est une intelligence artificielle entraînée à recruter. Destiné aux grandes entreprises qui ont besoin d’embaucher des dizaines d’employés par mois, cet outil leur permet de gagner du temps en sélectionnant finement les meilleurs candidats.

Appelez-la « CV Catcher », ou « Attrapeur de CV » en français. Cette intelligence artificielle (IA) développée par le site d’annonces Jobijoba a déjà conquis de grandes entreprises comme la SNCF, Axa, BPI ou le groupe Casino pour les aider dans leurs recrutements. Son rôle est de passer au crible les CV des candidats pour ne retenir que les profils les plus adéquats pour le poste recherché.

Sémantique du travail

Les ingénieurs à l’origine de cet outil l’ont spécialement conçu pour comprendre le monde du travail et sa sémantique. « Si un candidat met dans son CV qu’il a travaillé sous la direction d’un directeur commercial, CV Catcher comprendra qu’il n’a pas occupé lui-même le poste de directeur commercial », cite en exemple Arthur Philippe auprès de nos confrères de BFMTV.

Dans son analyse, l’IA prend en compte plusieurs critères : les qualités et compétences listées sur le CV en priorité, mais également le lieu de résidence du candidat.

Marge de progression sur les niveaux de compétence

CV Catcher est un outil payant (entre 1.000 et 2.000 euros par mois) qui s’implémente directement sur le site internet de l’entreprise. Il gère les formats PDF, Word, Jpeg et PNG, ce qui permet de prendre un CV en photo et de l’envoyer directement.

Cette IA est un recruteur presque parfait. Le seul point sur lequel elle est encore en retard, avouent ses créateurs, ce sont les niveaux de compétences. Ces petites étoiles que vous mettez à côté du terme « maîtrise de l’anglais » sur votre candidature par exemple. Là-dessus, l’œil du recruteur en chair et en os reste pour l’instant indispensable.

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