Bretagne: Depuis l'arrivée de la LGV, «la SNCF ne perd pas d’argent»

TRANSPORTS La mise en service de la ligne à grande vitesse il y a un an, a boosté le trafic ferroviaire…

Camille Allain

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Une nouvelle rame Océane TGV de la SNCF, ici en gare de Rennes, le 5 juillet 2018.
Une nouvelle rame Océane TGV de la SNCF, ici en gare de Rennes, le 5 juillet 2018. — C. Allain / 20 Minutes
  • La ligne à grande vitesse a été inaugurée il y a un an à Rennes. Dix millions de voyages ont été enregistrés depuis entre Paris et la Bretagne.
  • La SNCF parle « d'un succès commercial » mais refuse de préciser ses gains financiers.
  • Pour le conseiller régional Gérard Lahellec, « la SNCF ne perd pas d'argent en Bretagne ».
  • Le trafic devrait encore progresser avec l'arrivée progressive des nouvelles rames Océane, dont la capacité est plus élevée.
  • A bord de ces rames neuves, les voyageurs ont le wifi et des chargeurs USB.

Il aura fallu patienter des années, amputer du foncier agricole et débourser trois milliards et demi d’euros. Mais un an après la mise en service de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Rennes et Paris, les résultats sont là. En un an, dix millions de voyages ont été comptabilisés entre la capitale et la Bretagne, soit une hausse de 17 %. « Un vrai succès commercial », selon Gwendoline Cazenave.

L'intérieur de la nouvelle rame Océane TGV de la SNCF, ici en gare de Rennes, le 5 juillet 2018.
L'intérieur de la nouvelle rame Océane TGV de la SNCF, ici en gare de Rennes, le 5 juillet 2018. - C. Allain / 20 Minutes

La directrice des TGV Atlantique se félicite d’avoir reconquis « des clients perdus » et prend en exemple « les jeunes qui étaient partis vers le covoiturage et les pros ». Boostée par l’arrivée des Ouigo et leurs petits prix, la ligne à grande vitesse a donc séduit un public.

La SNCF s’y retrouve-t-elle financièrement ? Sans doute. Mais elle refusera de le dire. « La SNCF ne perd pas d’argent en Bretagne. Je pense même qu’elle en gagne », glisse le conseiller régional Gérard Lahellec, chargé des transports.

Si le Finistérien est aussi affirmatif, c’est qu’il a dans sa poche les chiffres de fréquentation des TER. Et là aussi, les usagers sont de plus en plus nombreux. Dix millions de voyages en un an et un trafic en hausse de 9 %. « Le train est devenu une évidence. Mais il y a encore du potentiel à aller chercher », commente Gwendoline Cazenave.

Chaque mois, 10.000 sièges de plus

Pour trouver ces nouveaux clients, la SNCF mise sur Ouigo « où 60 % des clients ne prenaient pas le train avant » mais aussi sur ses nouvelles rames. Baptisés « Océane », ces trains fabriqués par Alstom remplacent progressivement les vieillissants TGV Atlantique.

Vingt-huit ont déjà été livrés et 55 le seront d’ici 2020 pour couvrir l’ensemble des besoins. « On dispose de 95 sièges de plus dans chaque train. En septembre, on pourra offrir 10.000 places de plus chaque mois entre Paris et la Bretagne », poursuit la directrice de TGV Atlantique. A bord, les voyageurs profitent aussi du wifi tant attendu, de chargeurs USB et d’espaces entièrement repensés.