Le gouvernement lance son chantier sur la mobilité des fonctionnaires

SECTEUR PUBLIC Pour le gouvernement, la mobilité des fonctionnaires, « encore insuffisante », est un « enjeu majeur (…) sur l’ensemble du territoire »…

20 Minutes avec AFP

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Olivier Dussopt, le 12 juin 2018 à Paris.
Olivier Dussopt, le 12 juin 2018 à Paris. — LUDOVIC MARIN / AFP

A l’avenir, les fonctionnaires seront encouragés à être plus mobiles. C’est dans cet objectif que le gouvernement a lancé ce lundi le chantier sur la mobilité des agents, le quatrième de sa concertation sur la fonction publique. La précédente réunion avait été reportée en juin, tous les syndicats ayant claqué la porte au lendemain de l’annonce du maintien du gel du point d’indice.

Ce chantier, axé sur l’accompagnement des transitions professionnelles et la mobilité, y compris vers le secteur privé, doit être l’occasion d’aborder la question de plans de départs volontaires dans le cadre d'« évolution de périmètre de service public », souhaités par le gouvernement.

Il doit « permettre d’anticiper [les] mutations » liées aux « transformations » à venir de l’action publique, a souligné lors de la réunion le secrétaire d’Etat à la Fonction publique, Olivier Dussopt, cité dans un communiqué. Le gouvernement « mettra tout en œuvre pour accompagner dans les meilleures conditions ces futures opérations de restructuration », a-t-il assuré.

La mobilité doit être choisie

Pour le gouvernement, la mobilité des fonctionnaires, « encore insuffisante », est un « enjeu majeur pour garantir l'adaptabilité et la continuité du service public sur l’ensemble du territoire », selon les documents présentés. « Il y a une demande très forte de mobilité de la part des agents publics », a souligné Olivier Dussopt.

Les syndicats restent méfiants. L’Unsa a affirmé son attachement « aux mobilités choisies », à différencier « des reclassements » d’agents consécutifs « à des restructurations ». La CFDT a souhaité aussi que l'«on puisse discuter des accompagnements (des agents en termes de formation, mobilité) de manière pérenne et pas seulement pour accompagner des restructurations ».

Hors réorganisations, la fonction publique d’État affiche le taux de mobilité le plus élevé (9,3 % en 2014, contre 6,7 % pour les agents hospitaliers et 5,9 % pour les territoriaux).

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